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Climat : Etats-Unis et Chine au centre des débats
date 23 décembre 2005
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Climat : Etats-Unis et Chine au centre des débats

« HISTORIQUE » ! C’est ainsi que l’ONU juge la première conférence des
signataires à la mise en œuvre du protocole de Kyoto (Cop/Mop 1) depuis son
entrée en vigueur le 16 février dernier, qui s’ouvre aujourd’hui à Montréal
et devrait attirer de 8 000 à 10 000 participants. Au total, 180 pays vont
étudier pendant deux semaines les modalités d’application futures de ce
traité international signé en 1997, visant à lutter contre le changement
climatique.

Le principal enjeu de cette réunion, à laquelle une centaine de ministres
vont se joindre à partir du 7 décembre, sera la définition des règles du jeu
pour la période ultérieure à 2012. Car le cadre réglementaire du protocole a
été arrêté seulement jusqu’à cette date, fin de la première période
d’engagement. D’ici là, seuls une trentaine de pays industriels devront
avoir réduit leurs émissions de gaz à effet de serre, jugées responsables du
réchauffement de la planète, en moyenne de 5,2% par rapport au niveau de
1990. Et encore, bien peu seront en mesure d’y parvenir, le Canada et le
Japon étant particulièrement en mauvaise posture. En tout état de cause, le
protocole de Kyoto sera insuffisant à enrayer la tendance, puisqu’il englobe
seulement 35% des émissions mondiales de gaz à effet de serre.

En attendant, la pollution continue. Comme l’ont rappelé quinze sociétés
savantes, à l’initiative de la Royal Society britannique, la communauté
scientifique internationale est désormais sûre « à 90% que la température
moyenne va continuer de s’élever (...) et que cette hausse va s’accompagner
d’une montée du niveau des mers, d’une plus grande fréquence d’événements
climatiques importants ». Nombre d’ONG suggèrent donc de limiter
l’augmentation de la température à 2 °C d’ici à 2050.

Les Etats-Unis refusent toujours Kyoto

Aussi l’Union européenne prend-elle une nouvelle fois son bâton de pèlerin
pour défendre l’idée d’un nouvel accord international à l’horizon de 2020,
qui engagerait plus de pays. En ligne de mire figurent au premier chef les
Etats-Unis, qui refusent toujours de ratifier Kyoto, et les pays en
développement, exonérés de tout engagement de réduction chiffré jusqu’en
2012. Or les Américains refusent de rallier Kyoto tant que la Chine et
l’Inde, notamment, n’auront pas de contrainte. « La question n’est désormais
plus celle d’une ratification du protocole par les Etats-Unis, mais bien
d’une réflexion sur le type d’accord qui permettrait d’intégrer après 2012
ce pays dans un système d’engagements contraignants compatible avec sa
stratégie carbone », analyse Romain Frémont, de la Caisse des dépôts, dans la
lettre Mission Climat de l’institution.

Aussi, dans un souci d’associer les Etats-Unis à la discussion, le Canada
a-t-il mis ce sujet à l’agenda de la 11e conférence de suivi de la
convention climat (Cop-11), qui se réunit en parallèle à Montréal et que les
Etats-Unis ont ratifiée. En revanche, le premier pollueur de la planète a un
simple statut d’observateur à la Cop/Mop 1, réservée aux pays signataires de
Kyoto.

La Chine et l’Inde, poids lourds du Sud qui arbitreront le débat annoncé
entre l’UE et les Etats-Unis, redoutent de leur côté que des contraintes
futures n’entravent leur développement.
« La Chine manifeste officieusement sur le sujet une plus grande ouverture
que dans le passé », fait toutefois remarquer Raphaëlle Gauthier, du
groupement d’ONG Réseau Action Climat.

Pour l’heure, il est inconcevable d’imposer à ces pays des engagements
chiffrés contraignants de réduction, comme pour les pays industrialisés.
Aussi des pistes de réflexion seront-elles lancées sur les autres modalités
envisageables, adaptées aux contraintes de chaque pays.

Prudence des milieux industriels

« Il faut un signal fort sur l’« après-2012 », sinon on court le risque
qu’après 2008 plus aucun projet n’avance », lance le ministre français de
l’Ecologie Nelly Olin, qui promet que la France se battra pour que « cette
conférence s’achève sur une position forte ». Les milieux industriels
attendent en effet que des incertitudes soient levées pour entreprendre des
investissements coûteux qui ne seront rentabilisés que s’ils sont assurés de
se voir récompensés en retour, via les « Bourses du CO2 » qui commencent à se
mettre en place, comme en Europe. Un renforcement des moyens financiers des
organes de l’ONU chargés de valider les « mécanismes de développement
propre », qui permettent aux pays industrialisés d’investir dans des projets
dans les pays en développement en échange de crédits, également à l’ordre du
jour de la réunion, fait partie des autres décisions très attendues. Ainsi
qu’un mécanisme de contrôle et de sanction des moins vertueux.Première
conférence des signataires du traité depuis son entrée en vigueur en
février.

"Le Figaro" Caroline de Malet
28 novembre 2005
http://www.lefigaro.fr/cgi/edition/...