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AFP
Fevrier 2005
Climat : Chirac fixe des objectifs plus ambitieux que Kyoto
AFP
Fevrier 2005
date 27 octobre 2005
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Climat : Chirac fixe des objectifs plus ambitieux que Kyoto
AFP
Fevrier 2005

A la veille de l’entrée en vigueur du protocole de Kyoto, Jacques Chirac a confirmé l’engagement de la France à aller plus loin en proposant de diviser par quatre les émissions de CO2 d’ici à 2050 pour lutter contre le réchauffement de la planète.

"Kyoto n’est qu’un premier pas", a dit M. Chirac lors d’une table ronde de près de trois heures à l’Elysée sur le changement climatique. "Nous devrons aller plus loin : diviser par quatre les émissions de gaz à effet de serre de l’ensemble des pays développés", a déclaré le chef de l’Etat.
M. Chirac, qui se fait depuis le Sommet de la Terre de Johannesburg en 2002 l’avocat ardent d’une planète menacée par l’homme, a ainsi repris solennellement l’engagement pris il y a deux ans par le Premier ministre Jean-Pierre Raffarin et inscrit dans le plan climat adopté en juillet.
Le protocole de Kyoto, qui prend effet mercredi après avoir été ratifié par 141 pays dont 30 pays industrialisés, vise à réduire les gaz à effet de serre des pays industriels de 5,2% d’ici à 2012 par rapport à 1990.
Mais la plupart des scientifiques estiment que seule une division par deux des émissions mondiales, qui suppose une division par 4 pour les pays industrialisés (soit une réduction de 75%), permettra de contenir la hausse de température moyenne du globe en deçà de 2 degrés.
L’objectif ambitieux fixé par M. Chirac se heurte toutefois à un double obstacle : le refus des Etats-Unis, premier pollueur mondial, d’adhérer à Kyoto et le fait que les grands pays émergents (Chine, Inde, Brésil..), qui deviennent aussi de grands pollueurs, ne sont pour l’instant pas concernés par les engagements contraignants du protocole.
Le président français a indiqué qu’il évoquerait cette question avec le président américain George W. Bush, très hostile au protocole de Kyoto, lors de leur dîner lundi prochain à Bruxelles, avec l’objectif de "réengager les Etats-Unis dans l’effort international de lutte contre le changement climatique".
Parallèlement, M. Chirac a proposé d’aider les grands pays émergents "à s’engager sur la voie d’un développement énergétique propre", par des transferts de technologie et par le financement de leur développement.
Ces propositions permettent à la France de ne pas paraître en retard par rapport aux Britanniques qui ont décidé de faire du changement climatique une priorité du prochain sommet du G8 (les sept pays les plus industrialisés plus la Russie), à Gleneagles en juillet.
Alors que la France est souvent accusée de ne pas mettre ses actes en accord avec ses paroles, M. Chirac a demandé au gouvernement de réfléchir à de nouvelles mesures dans l’habitat et les transports (automobiles, avions), les deux secteurs où les émissions grimpent le plus vite.
Le représentant des associations écologistes du Réseau Action Climat, Philippe Quirion, a salué devant les journalistes la "volonté d’agir dans le secteur de l’habitat". "Il semble qu’on avance", s’est-il félicité en dépit, selon lui, d’"une grosse résistance au ministère de l’Equipement".
Le président du conseil régional de la Réunion Paul Vergès (PCF), qui préside l’Observatoire national des effets du réchauffement climatique, a demandé à chacun des efforts face "au plus grand changement depuis 12.000 ans, depuis l’ère glaciaire". Il a précisé qu’à la Réunion, tous les lycées seront équipés à l’énergie solaire d’ici 5 ans.