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Climat : Bush pousse le G8 vers un consensus mou, selon les écologistes
date 6 juillet 2005
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Climat : Bush pousse le G8 vers un consensus mou, selon les écologistes

Par Richard INGHAM

GLENEAGLES (Royaume-uni), 6 juil 2005 (AFP) - Le sommet du G8 va
probablement déboucher sur des promesses sans relief en matière de
changement climatique sous la pression du président américain George W.
Bush, ont déploré mercredi des militants écologistes.
Les experts des pays membres du G8 étaient mercredi en pleine
négociation sur le projet de communiqué et de "plan d’action" que les
chefs d’Etats et de gouvernements réunis à partir de mercredi à Gleneagles
(Ecosse) pourraient adopter dès le lendemain.
Mais selon un groupe d’organisations écologistes qui a eu accès à
des documents confidentiels issus de ces réunions, M. Bush pourrait être
en train d’imposer ses propres vues sur le texte.
"Tous les signaux en provenance de la Maison Blanche depuis la
réélection de Bush en novembre montrent que la position américaine ne
s’est pas infléchie mais durcie sur cette question. Il est presque certain
qu’il n’y aura pas de grande inflexion de la part de la délégation
américaine cette semaine", a souligné Stephen Tindale, directeur de
Greenpeace Grande-Bretagne.
Le président américain a pourtant semblé lâcher du lest mercredi
matin à Copenhague en déclarant reconnaître "que la surface de la Terre
est plus chaude et que l’augmentation des émissions de gaz à effet de
serre provoquée par l’activité humaine contribue au problème".
Mais selon Richard Dixon de l’ONG WWF Ecosse, les Etats-Unis
continuent de faire barrage à la notion de "nécessité urgente d’agir" face
au réchauffement de la planète.
Le document ne contient d’ailleurs qu’une référence "creuse" sur
le protocole de Kyoto, selon lui. Ce texte, entré en vigueur en février et
que les Etats-Unis ont refusé de signer, vise une réduction globale de
5,2% des émissions de gaz à effet de serre émis dans le monde d’ici 2012
par rapport à 1990.

Les promesses d’allouer des ressources aux énergies renouvelables
et à l’efficacité énergétique ont disparu du projet de communiqué, ce qui
donne plus de poids aux notions d’investissements dans des technologies
comme le "charbon propre", le nucléaire et l’hydrogène, note M. Dixon.
"Ce n’est pas un plan d’action, c’est un plan d’inaction, sur les
recherches à venir et la mise en œuvre d’un dialogue", regrette-t-il.
"Nous craignons que M. Bush n’utilise la technologie comme cheval
de Troie pour n’agir que dans 10 ou 20 ans plutôt que maintenant",
renchérit John Lanchbery, spécialiste du changement climatique à la
Société Britannique de protection des oiseaux.
M. Bush est la bête noire des écologistes : selon eux, son
hostilité au protocole de Kyoto et son insistance à adopter une approche
volontaire plutôt qu’obligatoire dans la lutte contre le réchauffement
climatique ont retardé les travaux de plusieurs années et amplifié le
problème.
En février, des spécialistes du changement climatique réunis lors
d’une grande conférence en Grande-Bretagne pour préparer le G8 avaient
averti que le phénomène est réel et que son impact arrivera plus vite et
sera plus néfaste qu’on ne le pensait en 2001.
La fonte des glaciers, les sécheresses prolongées ou les
inondations soudaines en sont déjà des signaux visibles, et les pays
pauvres, qui ont peu contribué au phénomène, seront les plus touchés,
ont-ils prévenu.
Selon des estimations, les émissions de gaz carbonique, la
principale source de pollution à l’origine du problème devront atteindre
un pic avant quinze ans et diminuer fortement après si l’on veut contenir
la hausse des températures à 2 degrés centigrades (3,8 degrés fahrenheit)
depuis l’époque pré-industrielle.

Mais la réunion du G8 n’apportera ni objectif ni calendrier pour
la réduction des émissions et les documents ne font aucune référence à la
conférence de février.