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Christophe Najdovski
date 1er janvier 2014 documents joints 1 document joint
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Christophe Najdovski nous a répondu.
Ses réponses à notre questionnaire sont disponibles ci-dessous





Urbanisme

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. D’imposer, dans le cadre de la révision de votre PLU, des zones de performance énergétique renforcée dans certains quartiers ou projets urbains comme cela est permis par les lois « Grenelle » ?

Paris a adopté un Plan Climat ambitieux dès 2007, grâce à l’impulsion, à la conviction et au
soutien des élus écologistes. Les nouvelles opérations d’aménagement engagées depuis
l’adoption du Plan Climat doivent respecter des normes plus contraignantes que la
réglementation en vigueur en matière de performance énergétique (les nouveaux bâtiments
ne doivent pas dépasser une consommation de 50 kWh ep / m² /an).

Je veux que Paris continue d’avoir une longueur d’avance en la matière. A cet effet,
l’actualisation du Plan Climat Energie en 2017 devra imposer que les opérations
d’aménagement respectent le label BEPOS Effinergie dès cette date. Et, bien entendu, je
ferai en sorte que le PLU comporte des zones de performance énergétique renforcées dans
certains quartiers et projets urbains.


2. Le développement d’une politique opérationnelle et/ou prescriptive pour favoriser le maintien des commerces et des services de proximité en ville et de stabiliser, voire réduire, la consommation d’espace due aux activités économiques (zones commerciales, hypermarchés, etc.) ?

Le commerce de proximité est un véritable choix de société que je souhaite protéger. Tout
d’abord, je m’opposerai à l’extension du travail dominical qui, loin de créer des emplois
comme le prétendent ses défenseurs, serait extrêmement dommageable aux commerces de
proximité. Je proposerai un audit sur les besoins commerciaux de la Région parisienne et je
demanderai un gel des projets de nouveaux centres commerciaux tel que Beaugrenelle.

Je m’engagerai également à promouvoir les commerces locaux en leur donnant une visibilité
à travers les sites internet de la ville (Ma ville / mon quartier / mes commerces), en imposant
la présence de commerces indépendants en pied d’immeubles dans les programmes
immobiliers et en renforçant les aides à la reprise de commerces indépendants.

Chaque Mairie d’arrondissement pourra se doter d’un Plan local commercial en lien avec le
Plan local d’urbanisme afin d’évaluer ses besoins et de soutenir les commerces locaux. Je
promouvrai les commerces d’insertion et les structures de l’Economie sociale et solidaire,
ainsi que les commerces distribuant des produits locaux.

Enfin, je veillerai à améliorer la circulation des piétons et des vélos qui permettent la visibilité
et l’accès aux commerces de proximité.


3. De favoriser la densification (hors immeubles de grande hauteur) autour des gares, le long des lignes de transport en commun ou des réseaux de chaleur ?

La ville de Paris est déjà une des villes les plus denses au monde avec 24 000 habitants au
km2. A l’intérieur de son territoire, l’étalement urbain n’est pas la question principale qui nous
interroge en tant qu’élus. Cependant, pour favoriser une urbanisation durable, je m’engagerai
principalement dans deux voies.

D’une part, la réflexion métropolitaine et régionale est essentielle à une harmonisation des
politiques d’aménagement sur l’ensemble de l’Île-de-France. L’offre de logements doit ainsi
être envisagée sous un angle plus large que l’échelle strictement parisienne. Au cœur du
débat sur la densité, il est primordial d’identifier les secteurs les plus stratégiques pour
favoriser l’implantation de constructions neuves autour des pôles de transports en commun,
notamment dans le cadre du Grand Paris Express.

D’autre part, un urbanisme durable au sein de la ville de Paris est essentiel afin de faire de
Paris une ville plus équilibrée, où l’on vit mieux. J’imposerai la construction d’un minimum de
50% de logements dans les opérations d’aménagement pour limiter la construction de
bureaux et prévoirai la multiplication d’espaces verts, en pleine terre ou en toiture.


4. La mise en place d’une politique de végétalisation de la ville pour favoriser la biodiversité urbaine, lutter contre les îlots de chaleur urbains, etc. ?

La ville de Paris est une ville trop minérale, avec toutes les conséquences négatives qui vont
avec (mal-être, îlots de chaleur urbain). Comme je l’ai mentionné précédemment, je créerai
des espaces verts afin qu’aucun/e Parisien/ne ne se trouve à plus de cinq minutes à pied
d’un espace vert, en axant ces créations vers les arrondissements qui en sont
particulièrement dépourvus. Pour cela, je m’engage à convertir un tiers de l’espace de la
voirie réservé au stationnement en espaces verts, grâce à la mobilisation des places de
parkings souterrains vacantes des bailleurs sociaux où la ville de Paris est majoritaire. L’offre
de stationnement à Paris représente 20% de la voirie publique, soit l’équivalent de 6 fois le
Parc des Buttes Chaumont (75 hectares).

Les Bois de Vincennes et de Boulogne seront progressivement fermés à la circulation afin
qu’ils recouvrent leur rôle de « poumons verts » de Paris.

Je porterai également l’objectif de 100 hectares de toitures végétalisées : nous devons
recourir à tous les espaces disponibles afin de faire de Paris une ville où l’on respire mieux,
où la biodiversité trouve sa place et où les Parisien/nes pourront retrouver un véritable lien
avec la nature.

La Petite ceinture sera également préservée en tant qu’espace de respiration et de
convivialité. Enfin, je m’engagerai pour le développement de jardins partagés et d’une
agriculture urbaine (maraîchage, arbres fruitiers) que les écologistes portent depuis de
nombreuses années.



Mobilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. La création de nouvelles lignes de transports en commun en site propre de qualité (exemple : bus à haut niveau de service) ?

La ville de Paris dispose d’un réseau conséquent en transports en commun. Cependant, les
conditions de circulation n’y sont pas toujours optimales. Je développerai l’offre de transports
en commun afin qu’ils deviennent une alternative encore plus systématique au recours à la
voiture individuelle. Je souhaite que des navettes fluviales municipales soient mises en place
sur la Seine. La voie Georges Pompidou sera fermée aux voitures, et les quais hauts
accueilleront un tramway tout le long de la Seine, au-delà de Paris. Les gares seront reliées
par des liaisons en transport en commun en site propre. Je souhaite que le tramway des
Maréchaux soit bouclé afin de compléter l’offre de transports en commun dans l’Ouest
parisien. Je développerai également des lignes de minibus hybrides ou électriques au sein
des arrondissements, particulièrement utiles la nuit.

Pour faciliter l’utilisation des transports en commun, j’instaurerai un Pass mobilités,
permettant d’accéder à la fois aux transports en commun, aux Vélib, aux voitures en
autopartage, et à l’offre de taxis. J’offrirai pendant un an un Pass mobilités à tout ménage qui
vendra sa voiture.

J’engagerai également des négociations avec l’ensemble de nos partenaires, notamment le
Conseil régional d’Île-de-France et le STIF, afin d’élargir les horaires d’ouverture du métro, en
commençant par les lignes 1 et 14, automatisées, puis 4, pour qu’elles circulent toute la nuit,
d’abord le week-end.


2. La mise en place d’un grand plan vélo, comprenant le développement d’itinéraires cyclables sécurisés, de stationnements vélo en particulier aux abords des stations de transport collectif, de services dédiés au vélo (maison du vélo/des mobilités, ateliers de réparation de vélos, information, etc.) ?

Je souhaite que Paris devienne la capitale du vélo. La configuration urbaine de la ville s’y
prête particulièrement, mais la pratique du vélo en ville doit être apaisée et sécurisée. Pour
cela, j’engagerai un véritable Plan de reconquête de la place du vélo dans la ville.

J’augmenterai les places de stationnement des deux roues (motorisées et vélos), y compris
dans les parkings souterrains. J’implanterai des arceaux et des vélo-stations, ainsi que des
parkings sécurisés, notamment devant les gares, les stations de RER et de tramway. Je
créerai également des espaces de stationnement avec des antivols intégrés. J’inciterai les
copropriétés à prévoir des emplacements ou locaux dédiés, notamment dans les cours
d’immeubles.

Je développerai la pratique du vélo dans les espaces verts et dans la ville, à travers la
création de quartiers piétonnisés, de zones 30, de continuités cyclables notamment aux
portes de Paris et sur les grandes places parisiennes, de nouvelles pistes cyclables, en
particulier en mettant en place des doubles sens cyclables le long de la Seine.

Je créerai une offre de Vélib’ électriques en libre-service et je municipaliserai le réseau Vélib’
pour le rendre indépendant des publicitaires.

La place du vélo dans la ville doit se faire en concertation avec les habitants et les usagers
de la rue. Pour cela, j’instaurerai des « Commissions vélo » dans chaque arrondissement
parisien pour s’emparer des priorités locales et participer au suivi des aménagements. Je
mettrai en place des Etats généraux annuels du vélo qui auront vocation à communiquer sur
la place du vélo dans la ville, en lien avec les associations qui travaillent à la promotion du
vélo.

J’encouragerai l’acquisition d’un vélo (électrique ou non) via des aides financières ciblées à
destination de certains publics (sous conditions de ressources).


3. De passer votre ville en zone 30 km/h (hors axes pénétrants et de grand transit) ?

Je m’engage à généraliser les zones 30 km/h progressivement, hors des grands axes
parisiens.



Bâtiments

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le lancement d’un grand programme de rénovation lourde des bâtiments privés, incluant l’information et l’accompagnement des ménages (de type OPAH énergie ou OPATB) ?

Je souhaite faire de la rénovation thermique des bâtiments (publics ou privés) un des axes
phares de mon programme en matière de logements. Le coût du logement à Paris est
extrêmement élevé du fait de l’augmentation des loyers mais également des charges, en
particulier des dépenses énergétiques. Ces dernières ont augmenté de 164 € en un an, pour
atteindre une facture moyenne de 1403 €. Une rénovation thermique efficace permet à la fois
de créer des emplois, de réaliser des économies d’énergie et de réduire les dépenses des
ménages, en particulier des plus modestes, en l’associant à une meilleure gestion de
l’énergie.

Je m’engage à renforcer les moyens de l’Agence parisienne du climat (APC) afin qu’elle
puisse aider encore davantage les copropriétés dans leurs travaux dans le cadre du
dispositif « Copropriétés Objectif climat ». Nous créerons des dispositifs financiers
spécifiques à destination des copropriétés, en particulier pour celles où se trouvent des
ménages en situation de précarité énergétique. J’augmenterai également la participation de
la ville de Paris à la SEM Energies POSIT’IF qui développe un système de tiers-financement
et permet de rendre moins coûteuses les opérations de rénovation thermique.

Je mettrai en œuvre un « Plan 1000 immeubles » afin de cibler les bâtiments les plus
énergivores, qui concentrent de surcroît les ménages les plus modestes. Pour identifier ces
bâtiments, trois critères seront utilisés : leur qualité thermique, le taux d’impayés des factures
d’énergie, et les signalements d’insalubrité. Sur la base de la liste des bâtiments identifiés,
j’engagerai de nouvelles Opérations programmées d’amélioration de l’habitat (en plus de
celles déjà lancées dans le 13ème arrondissement sous la forme d’une OPATB, dans le
quartier République avec l’OPAH 2D2E et dans le 19ème arrondissement), en lien avec l’APC
et les acteurs du logement (PACT) afin de rénover thermiquement les bâtiments et de traiter
leur insalubrité.


2. Le lancement d’un programme de mobilisation et de structuration des professionnels de la rénovation énergétique par exemple en s’appuyant sur la rénovation du parc public ?

Outre le parc privé, je m’engagerai à mener des rénovations sur les bâtiments publics. La
rénovation de 600 écoles parisiennes a déjà été lancée, les autres devront être rénovées
d’ici 2020. Je lancerai un plan de rénovation thermique des équipements publics les plus
énergivores, en particulier des piscines, des gymnases et des musées. Cela permettra de
réduire d’au moins 30% les consommations énergétiques et les émissions de gaz à effet de
serre de ces équipements d’ici 2020.

Cet engagement fort de la Ville de Paris dans la rénovation énergétique de ses bâtiments
sera à même de donner un signal clair aux professionnels du bâtiment, de structurer la filière
de l’éco-rénovation et de créer de nombreux emplois locaux, non délocalisables.


3. L’adoption d’un référentiel haute performance énergétique portant à la fois sur la construction et la rénovation des bâtiments et relatif aux logements sociaux, aux logements privés et aux bâtiments tertiaires ?

Le Plan Climat Energie de Paris définit aujourd’hui des obligations en matière de
consommation maximale des bâtiments publics et des logements sociaux, tant en rénovation
(objectif de consommation de 80 kWh ep / m² / an), qu’en construction neuve (50 kWh ep /
m² /an pour les logements sociaux, et objectifs de consommation calés sur le label
Effinergie+ moins 20 ou 30% en fonction des types de bâtiments publics).

Je veux que Paris continue d’avoir une longueur d’avance en la matière. A cet effet,
l’actualisation du Plan Climat Energie en 2017 devra imposer que les nouvelles constructions
de bâtiments publics et de logements sociaux respectent le label BEPOS Effinergie dès cette
date.


4. Pour aider les ménages en précarité énergétique à en sortir, la mise en place d’un service local d’intervention pour la maîtrise de l’énergie (SLIME), comprenant des visites à domicile ?

Je m’engage à développer des SLIME sur l’ensemble du territoire parisien afin d’informer et
d’accompagner les Parisien/nes qui souhaiteraient s’engager dans des travaux de rénovation
thermique. Afin de coordonner l’intervention de l’ensemble des acteurs (rénovation thermique
et accompagnement social des ménages), je créerai une coordination locale de l’énergie et
du logement.


5. L’exonération partielle ou totale de taxe foncière pour les foyers réalisant une rénovation lourde de leur logement ?

Le secteur résidentiel à Paris représente 35% de la consommation énergétique du territoire,
et les Parisien/nes font face à des difficultés croissantes d’accès à l’énergie, avec pour
conséquence le développement préoccupant de la précarité énergétique.

Par ailleurs, afin d’atteindre les objectifs de réduction de 25% des consommations
énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, il est indispensable
d’amplifier et d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments, et plus particulièrement
des logements privés.

Vu l’efficacité reconnue des incitations financières pour faciliter la réalisation de travaux
d’économie d’énergie, je veux mettre en œuvre un dispositif d’exonération partielle ou totale
de la taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) pour les logements achevés avant le 1er
janvier 1989 qui font l’objet, par le propriétaire, de dépenses d’équipement éligibles au crédit
d’impôt développement durable.



Gestion, production et distribution de l’énergie

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Si votre collectivité est desservie par un ou plusieurs réseau(x) de chaleur, de vous appuyer sur cet outil pour mettre en œuvre votre politique énergétique (alimentation du réseau par des énergies renouvelables et/ou de l’énergie fatale, mesures de maîtrise de l’énergie, déploiement des réseaux, procédure de classement du réseau pour obliger le raccordement des nouveaux bâtiments, etc.), soit :
- via une maîtrise publique ou
- via une négociation avec le délégataire de service public

Le réseau de chaleur urbain de Paris est le 3ème plus grand du monde, après New-York et
Moscou. La ville de Paris se doit d’en faire un véritable atout !

Je m’engage à étendre ce réseau de chaleur afin d’augmenter le nombre de bâtiments qui y
sont raccordés. Une politique énergétique efficace passe également par une réforme de la
tarification des prix de l’énergie dans une optique de lisibilité, permettant d’encourager les
comportements vertueux et de rendre moins vulnérables les personnes en situation de
précarité énergétique. Nous devrons également intégrer des objectifs de performance
environnementale dans les projets d’aménagements, en favorisant une production locale
d’énergies renouvelables et, via une procédure de classement du réseau, en obligeant le
raccordement aux réseaux de chaleur et de froid urbain.

Un autre enjeu majeur du réseau de chaleur parisien est la composition de son mix
énergétique, et plus particulièrement le développement de la part des énergies
renouvelables et de récupération. L’objectif du Plan Climat Energie est de porter à 60% la
part des énergies renouvelables et de récupération (EnR²) dans le mix énergétique en 2020.
Je m’assurerai que cet objectif est atteint. Mais c’est au moment du renouvellement de la fin
de la concession (en 2024) qu’il faudra fixer des objectifs plus ambitieux encore pour
augmenter considérablement la part des EnR² et réduire le recours aux énergies fossiles,
même en période de pointe. Pour cela, il faudra lancer d’ici la fin du mandat prochain des
études techniques, juridiques et financières indépendantes pour déterminer le meilleur mode
de gestion, envisager les évolutions du réseau de chaleur et fixer des objectifs ambitieux
pour le réseau de chaleur parisien.


2. Le renforcement de votre rôle de concédant sur les réseaux d’électricité et de gaz, en assurant un meilleur contrôle des concessions, la cohérence de l’action du concessionnaire avec les orientations de la collectivité, l’accès aux données de consommation et de production de votre territoire et en vous assurant de l’optimisation des investissements sur les réseaux (notamment en orchestrant la coordination entre les investissements dans les différents réseaux) ?

Les réseaux énergétiques irriguent notre ville, ont vocation à favoriser ses activités et à lui
permettre de s’adapter au dérèglement climatique et plus particulièrement aux phénomènes
extrêmes.

Pour que la Ville de Paris puisse renforcer ses compétences et son contrôle sur les
concessions de distribution d’électricité et de gaz, il est indispensable qu’un/e adjoint/e au
maire de Paris reçoive une pleine et entière délégation en la matière et puisse bénéficier
d’un service disposant de l’ensemble des compétences et moyens nécessaires à un contrôle
et à un pilotage efficaces de la question énergétique.


3. La montée en compétences de vos services afin d’aller vers une véritable planification des réseaux d’énergie (gaz, électricité, chaleur) en cohérence avec vos projets urbains (par exemple via un schéma directeur de l’énergie) ?

Les réseaux d’énergie de la Ville ne s’arrêtent pas aux portes de Paris. Il est donc
indispensable d’avoir une vision claire et partagée de l’état des réseaux énergétiques à Paris
et dans la métropole, et d’adopter un Schéma directeur de l’énergie qui soit métropolitain,
afin de se fixer collectivement des objectifs ambitieux de développement et d’entretien des
réseaux, définir les conditions de leur interconnexion et de leur sécurité. Ce schéma devra
bien sûr aborder les questions de production d’énergie, et plus particulièrement d’énergies
renouvelables.


4. Le développement de politiques de partenariats avec la Région et les zones rurales avoisinantes afin de travailler dans des logiques de solidarité autour de la production d’énergies renouvelables nécessaires à l’atteinte de vos objectifs climat-énergie ?

La Ville de Paris a pris des participations dans la SEM Energies POSIT’IF, qui a pour double
objet d’accélérer la rénovation énergétique des bâtiments via des dispositifs de tiers
financement, et de développer la production d’énergies renouvelables.

C’est par un investissement accru dans la SEM Energies POSIT’IF que la Ville de Paris
pourra travailler dans des logiques partenariales visant à développer la production d’énergies
renouvelables (méthanisation, éolienne, biomasse…). Je veux donc augmenter la
participation de la Ville de Paris dans la SEM Energies POSIT’IF.



Agriculture – Alimentation

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption d’un objectif quantifié et d’un programme de mise en place de menus bas carbone et élaborés à partir de produits locaux (ex. un menu végétarien et/ou biologique et local par semaine) dans la restauration collective gérée par la commune ou l’agglomération, notamment pour ce qui concerne les établissements scolaires ?

Dans les secteurs ou les arrondissements où les écologistes sont aux responsabilités,
l’instauration de repas bio a été très fortement encouragée et a cru de manière exponentielle.
Actuellement la part d’aliment biologique introduit dans les cantines des restaurants
administratif municipaux et départementaux atteint 22%. Dans le 2ème arrondissement,
mairie gérée par les écologistes, la part du bio dans les cantines est de plus de 80%. En tant
qu’adjoint en charge de la petite enfance, j’ai également introduit massivement le bio dans
les crèches, à hauteur de 37%. Je souhaite que nous puissions aller encore plus loin !

Le service public de la restauration collective doit proposer une alimentation saine et de
qualité pour toutes et tous. Je souhaite que d’ici 2020, 50% des produits proposés soient des
produits durables (agriculture biologique, paysanne et de proximité) dans tous les
restaurants administratifs de Paris (écoles, collèges, foyers, maisons de retraites,
restauration collective des agents de la ville, …). Je favoriserai les circuits courts et les
produits de saison et locaux, ainsi que ceux issus du commerce équitable. Dans les
cantines, j’introduirai un repas alternatif végétarien.


2. L’adoption d’un objectif chiffré et d’un programme d’installation et/ou de maintien dans votre territoire d’exploitations agricoles biologiques et/ou pratiquant l’agro-écologie durant la durée de votre mandat, dans le respect notamment des engagements nationaux du Grenelle de l’environnement dans ce domaine ?

Je souhaite encourager le retour de l’agriculture urbaine en ville, qui génère de nombreux
bénéfices environnementaux, même si le potentiel de production alimentaire est limité à
Paris. Il est possible d’introduire des fermes urbaines sur certains terrains de la ville, des
liens avec les paysans d’Île-de-France seront créés pour engager ce mouvement.
J’encouragerai le maraîchage sur les toits, en priorité afin qu’ils permettent de servir l’aide
alimentaire à destination des plus démunis. Bien évidemment, comme pour les jardins
partagés, le développement de cette agriculture urbaine devra se faire dans le cadre de
pratiques respectant l’environnement, donc sans l’usage de produits phytosanitaires.



Déchets

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Le soutien à la création de ressourceries/recycleries ou d’infrastructures favorisant la récupération, la réparation et le réemploi des meubles, jouets, vélos et autres objets pouvant bénéficier d’une seconde vie (après nettoyage, remise en état et éventuellement « relooking » ) ?

Les écologistes apportent une attention toute particulière à l’économie sociale et solidaire,
mais également à l’économie circulaire que je souhaite développer à Paris. En collectant
directement auprès des Parisien/nes et des entreprises les produits réparables ou
revalorisables, en améliorant le tri, et en encourageant les espaces de revente de ces
produits à l’instar des Accorderies plutôt que le tout jetable, c’est un véritable nouveau
modèle économique que nous voulons construire à Paris.


2. La mise en place de mesures de réduction de la quantité de biodéchets dans les ordures ménagères en milieu urbain, en développant le compostage individuel et collectif et/ou la collecte sélective des biodéchets (pour compostage ou méthanisation) ?

Je m’engage à collecter les bio-déchets des 32 millions de repas qui sont servis chaque
année dans la restauration collective parisienne. Paris doit également accompagner les
professionnels de la restauration afin qu’ils transforment leurs déchets en énergie. Il est pour
cela nécessaire de développer massivement le compostage de proximité et de créer un
service municipal de collecte des déchets organiques. Je souhaite que soient implantées
1000 colonnes organiques sur la voie publique ainsi que des espaces de compostage,
notamment dans les jardins publics municipaux.

La ville de Paris doit également fournir aux familles parisiennes un bac de lombricompostage.
Je propose que l’on distribue 1000 composteurs d’immeubles et 100 000
composteurs d’appartements. Cette démarche doit évidemment intégrer des cycles de
formations pour les habitants.



Eco-responsabilité

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. L’adoption de critères d’éco-conditionnalité pour l’ensemble des aides et financements octroyés par votre ville (aux entreprises, aux associations, aux particuliers, aux bailleurs sociaux...) ?

Je m’engage à mettre en place un éco label ainsi qu’une Charte éco responsable et solidaire
qui conditionnera l’octroi des subventions et des aides de la ville de Paris.


2. L’intégration de clauses environnementales dans tous les marchés publics de votre commune ?

Je m’engage à ce que les marchés publics intègrent des critères sociaux et
environnementaux, ainsi que des clauses environnementales y compris pour les entreprises
sous-traitantes des titulaires des marchés.

Au sein du Pôle Marchés publics, je créerai une unité « marchés responsables ».


Gouvernance

Vous engagez-vous à proposer en conseil municipal :

1. Que votre politique énergie-climat soit débattue et décidée au niveau intercommunal ?

Vu les enjeux climatiques et énergétiques que nous connaissons, il est indispensable que les
politiques énergie climat soient menées à l’échelle de la métropole du Grand Paris. Il
conviendra de veiller à ce que la loi métropole en cours de discussion au Parlement inclue
bien l’ensemble de ces questions et d’associer le Conseil de Paris à la définition
d’orientations et d’objectifs ambitieux en matière d’énergie et de climat.




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