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Chirac doit tenir bon face à Bush !
date 6 juillet 2005
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G8-Réchauffement climatique :

Chirac doit tenir bon face à Bush !

Paris, le 6 juillet 2005- Alors que le sommet du G8 s’ouvre en Ecosse, Greenpeace demande à Jacques Chirac de tenir bon sur le dossier climatique. La France doit peser de tout son poids pour passer outre l’obstruction américaine et emmener les sept autres Etats du « club Kyoto » à franchir une nouvelle étape dans la lutte contre le réchauffement climatique.

Au sein du G8, les Etats-Unis sont les seuls à ne pas avoir ratifié le Protocole de Kyoto et à afficher clairement une volonté de freiner l’action internationale de lutte contre les changements climatiques. Lors des rencontres préparatoires, l’administration Bush a inlassablement œuvré à vider de toute substance le communiqué qui devrait ressortir de ce sommet. Les Etats-Unis rechignent en particulier à ce que soient explicitement affirmés la réalité scientifique du réchauffement global, la responsabilité humaine dans le phénomène et l’impérieuse nécessité pour les Etats développés de mener l’effort international de réduction des émissions de gaz à effet de serre, notamment via le respect et le renforcement des objectifs de Kyoto.

Le G8 est constitué des pays les plus riches mais aussi les plus émetteurs de gaz à effet de serre ; ils doivent assumer leur responsabilité historique dans le dérèglement du climat mondial.

« Les sept Etats engagés dans Kyoto et notamment les Européens doivent être solidaires et tout tenter pour ramener les Etats-Unis à la raison. La recherche du consensus ne doit pas profiter à l’administration Bush et conclure sur un communiqué faible qui de fait, ramènerait la dynamique internationale des années en arrière. » explique Laetitia De Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace. « Nous serons vigilants et encouragerons le Président Chirac à ne pas associer la France à un tel compromis ! ».

La France a un rôle primordial à jouer dans les prochains jours. Le Président Chirac a assuré à de nombreuses reprises qu’il serait inflexible et ne signerait aucun communiqué ne comprenant pas certains éléments cruciaux dont la référence explicite au consensus scientifique sur le climat, au Protocole de Kyoto et au régime de réduction d’émissions renforcé de l’après 2012.

« Kyoto est le seul cadre d’action multilatérale crédible et légitime. C’est aux Etats-Unis de s’y conformer et non pas aux pays membres de le brader pour amadouer Bush. Des dizaines d’Etats fédérés et des centaines de villes américaines n’ont pas attendu et l’appliquent déjà ! » rappelle Laetitia De Marez « La fermeté de l’Europe et de la France permettra aux négociations sur les engagements de réductions post 2012 de débuter, cet automne à Montréal, sur des bases saines, favorisant la collaboration avec les pays émergents. »

Le réchauffement climatique sera l’un des freins majeurs au développement des pays pauvres, parmi lesquels les pays africains sont particulièrement vulnérables.

« L’éradication de la pauvreté passe par la justice climatique. Les pays industrialisés doivent à présent, au-delà des communiqués et autres beaux discours, prendre des mesures à la hauteur des enjeux et proposer un plan d’action concret, démontrant leur volontarisme. » conclut-elle.

Greenpeace estime qu’un communiqué ne comportant pas les éléments suivants constituerait un échec pour les leaders du G8 :

- Une référence claire à la science climatique soulignant le consensus sur l’urgence et l’ampleur du problème et la responsabilité humaine dans celui-ci.

- Une référence sans ambiguïté au Protocole de Kyoto, premier pas vers des objectifs de réductions drastiques pour les périodes d’engagement post 2012

- Un signal politique fort en direction des acteurs économiques leurs assurant que les réductions d’émissions vont se poursuivre et s’intensifier de manière à ce qu’ils puissent s’y préparer, notamment via la perpétuation et le resserrement du système d’échange de permis après 2012.

- Une réaffirmation de la nécessité de s’appuyer sur les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique pour réduire les émissions et la volonté d’assurer les transferts de ces technologies (et leur financement) vers les pays en développement.

Pour toute information complémentaire :
Laetitia De Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace au 06 08 75 50 08
Nadhia Zouari, relations presse au 06 76 21 95 32