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Chaud devant ! Les enjeux de Buenos Aires
date 22 février 2006
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Chaud devant ! Les enjeux de Buenos Aires

Si aucune décision ferme ne devrait être prise, cette conférence a lieu, pour la première fois, dans un contexte très favorable : grâce à la signature récente de la Russie, les Etats membres de la Convention Climat vont enfin pouvoir se réunir en sachant que le protocole de Kyoto va être appliqué, dès février 2005. Ils pourraient donc confirmer leurs engagements
 : réduire de 5% les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés. Mais vont-ils être capables de les élargir à d’autres pays ? Et sera-t-il question de l’après-Kyoto ?

Raphaëlle Gauthier, de Réseau Action Climat, espère qu’il sera question de l’après-2012 à Buenos Aires.

Kyoto, une première victoire. Pour la plupart des scientifiques et des ONG, il est très important que les Etats membres de l’ONU confirment les engagements pris à Kyoto en 1997. Grâce à la signature de la Russie, ce protocole va en effet pouvoir être appliqué, même sans la participation des Etats-Unis. Le but est que les pays industrialisés concernés par ce protocole réduisent leurs émissions de gaz à effet de serre de 5% en moyenne, d’ici 2012. En l’appliquant, l’Union européenne espère éviter un réchauffement global de la planète de 2°C par rapport à 1750. "Cette conférence est importante parce que c’est le 10e anniversaire de la Convention-cadre sur le climat, c’est l’occasion de le fêter et de faire le bilan de son application incluant les Etats-Unis, l’Australie (qui ne sont pas dans le protocole de Kyoto) et les gros pays en voie de développement", explique Raphaëlle Gauthier, de l’ONG Réseau Action Climat, présente cette semaine à Buenos Aires en tant qu’observatrice.

Une occasion de convaincre les Américains ? Cette conférence sera donc l’occasion pour les pays qui n’ont pas ratifié Kyoto, les Etats-Unis notamment, "de voir que tout le monde se bouge et qu’ils sont de plus en plus marginalisés", ajoute Raphaëlle Gauthier. Car si le protocole de Kyoto est "ambitieux et indispensable" pour Edouard Toulouse, responsable énergie et climat au WWF, (World Wild Fund) " il manque malheureusement toujours les Etats-Unis, premier pollueur de la planète avec un quart des émissions de gaz à effet de serre. Nous les appelons donc à changer leur fusil d’épaule". Surtout que les engagements de Kyoto sont encore "timides", pour Jean-Marc Jancovici, ingénieur et consultant, qui explique : "c’est comme si dans une salle de classe de 30 élèves, où il y en a 25 qui fument 4 cigarettes par jour et 5 qui en fument 30, on ne touchait pas aux 25 premiers qui en fument 4, mais on se contentait de pousser ceux qui en fument 30 à n’en fumer plus que 28 !". L’urgence semble donc de convaincre d’autres pays de ratifier le protocole et de pousser ceux qui l’ont déjà ratifié à l’appliquer, comme la Chine et l’Inde, qui pour le moment ne sont soumises à aucune contrainte.

Des engagements pour "l’après-Kyoto" ? Une autre grande question est de savoir si les Etats présents à Buenos Aires vont s’accorder pour évoquer leurs engagements pour la période qui suit l’année 2012. S’ils sont plutôt réticents à l’idée d’en parler de manière officielle, ce serait pourtant indispensable aux yeux de Jean Jouzel, directeur de recherche au Laboratoire des sciences du climat. "Aujourd’hui, il y a 7 milliards de tonnes de carbone qui sont rejetés dans l’atmosphère, on pourrait arriver à 20 ou 30 milliards à la fin du siècle or il faut redescendre à 2 ou 3 milliards pour stabiliser l’effet de serre", explique-t-il. Et d’ajouter : "les politiques n’ont pas bien conscience des contraintes que la stabilisation de l’effet de serre impliquent, les objectifs de Kyoto sont modestes et en plus ils ne concernent que les pays développés." Il faudrait, donc, selon lui, "accumuler les Kyoto" pour espérer aboutir à un résultat...

"Radio France" 6 décembre 2004
http://www.radiofrance.fr/reportage...
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