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Changement climatique : Jacques Chirac tape du poing sur la table
date 15 novembre 2006
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Changement climatique : Jacques Chirac tape du poing sur la table

PARIS (AP) — Jacques Chirac tape du poing sur la table pour dénoncer les pays qui ne se sont pas engagés ou se désengagent de la lutte contre le réchauffement climatique : la mise en œuvre du protocole de Kyoto sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre "est aujourd’hui gravement compromise, alors même qu’il traduit un engagement minimal", s’indigne-t-il dans un discours lu par la ministre de l’Ecologie Nelly Olin devant la conférence des Nations unies sur le changement climatique à Nairobi, au Kenya.
"Sous prétexte que les catastrophes annoncées ne se sont pas réalisées, certains voudraient qu’on s’abstienne d’agir, voudraient maintenir l’illusion qu’ils pourront s’exonérer de l’effort commun comme par enchantement", proteste-t-il, selon le texte communiqué par l’Elysée. "Mais l’alternative n’est pas entre la croissance économique et la lutte contre le changement climatique. Elle est entre la catastrophe climatique et un développement respectueux de l’environnement". Dès lors, "cessons donc de voir dans la lutte contre les changements climatiques une contrainte !".
Lors de la conférence climatique de septembre 2002 à Johannesbourg, Jacques Chirac s’était déjà alarmé de l’inertie internationale devant le réchauffement climatique : "la maison brûle et nous regardons ailleurs", s’était-il alarmé.

"Le récent rapport de Nicholas Stern (...) démontre, s’il en était besoin, l’urgence d’une action collective immédiate et ambitieuse. Et la vérité, c’est que la mobilisation internationale demeure terriblement insuffisante", déplore cette fois encore le chef de l’Etat.

La mise en œuvre du protocole de Kyoto "est compromise par les grands pays industrialisés qui ont refusé d’entrer dans la logique de l’action collective et laissent croître leurs émissions de gaz à effet de serre", estime-t-il. Les Etats-Unis, notamment, sont dans ce cas.

Elle est aussi "compromise par ceux qui l’ont ratifié et qui reviennent maintenant sur leur engagement ou qui n’en respectent pas les dispositions", ajoute Jacques Chirac dans une allusion au Canada. Il dénonce aussi "tous ceux qui, pays industrialisés ou pays émergents, refusent la perspective d’engagements chiffrés sur le long terme", ainsi que "tous ceux qui prétendent que de vagues engagements volontaires ou un miracle technologique suffiront à résoudre le problème".
La France quant à elle "a pris toutes ses responsabilités", car "continuer à ne rien faire serait irresponsable", affirme-t-il. Ainsi, "ses émissions de CO2, qui représentent moins de 40% de la moyenne des pays de l’OCDE, sont stabilisées" et elle "s’est engagée à les réduire de 75% d’ici à 2050".

Au-delà du protocole de Kyoto, "un nouveau cadre d’action est nécessaire pour la période qui commence en 2012". Celui-ci "devra fixer des engagements de réduction des émissions encore plus ambitieux pour tous les pays industrialisés à partir de 2012" et "devra mieux associer les pays émergents, dont les émissions croissent rapidement, et les conduire à adopter des modèles de croissance économique plus sobres en carbone", souhaite Jacques Chirac. La Chine et l’Inde notamment, gros pollueurs, ne se sont pas engagé dans le protocole de Kyoto.

Jacques Chirac confirme par ailleurs qu’il réunira à Paris en février "ceux qui veulent être à l’avant-garde d’une mobilisation internationale pour porter cette vision de notre avenir commun".

AP | 15.11.06 | 16:09