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Changement climatique : De Villepin souffle le chaud et le froid
date 2 septembre 2005
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Changement climatique : De Villepin souffle le chaud et le froid

Paris, le 02 septembre 2005 - Lors de son discours de rentrée hier, le premier ministre, a soufflé le chaud et le froid sur les questions d’énergie et de climat. Loin de permettre aux Français d’intégrer dans leurs comportements une « contrainte effet de serre », les mesures annoncées à brûle-pourpoint se bornent à compenser la hausse du prix du pétrole.

Concernant les transports, premier secteur émetteur de gaz à effet de serre, on peut saluer l’obligation pour les consommateurs, dès janvier 2006, de s’acquitter d’un "malus" à l’achat d’un véhicule neuf, proportionnel aux rejets de CO2. Affecté sur le prix de la carte grise, il pourrait avoir un effet dissuasif sur l’achat des véhicules les plus polluants de CO2 (à partir de 140 g de CO2/km). « Il s’agit d’une version light du bonus-malus évoqué en 2004. Cette mesure essentiellement pédagogique, va plutôt dans le bon sens même si pour des raisons d’impact sur les volumes émis, il aurait été beaucoup plus efficace d’instaurer une taxe annuelle indexée sur les rejets de gaz à effet de serre » explique Olivier Louchard du Réseau Action Climat - France.

En revanche, l’annonce d’un barème rehaussé de crédits d’impôts pour les
kilomètres effectués en voiture sur les trajets domicile-travail rentre en
complète contradiction avec la mesure précédente : « en favorisant ainsi les
déplacements journaliers en voiture plutôt qu’en transport en commun ou à vélo, le gouvernement risque tout simplement de contrebalancer les volumes de CO2 évités grâce au
malus de la carte grise. On peut déplorer ici le manque d’imagination du gouvernement pour lever la dépendance des salariés à leur véhicule particulier » poursuit Olivier Louchard. Quant à la mesure structurelle de réduction de vitesse sur
autoroute à 115 km/h, mal défendue par le gouvernement, elle semble malheureusement définitivement abandonnée.

En matière de chauffage et d’isolation thermique, le RAC-F accueille favorablement la hausse annoncée du crédit d’impôt de 40 % à 50 % pour les équipements d’énergies renouvelables et de 25 % à 40 % pour les travaux de maîtrise de l’énergie. Par contre, le réseau s’oppose à la mesure contradictoire de donner une aide à la cuve. « C’est un véritable cadeau empoisonné que fait le gouvernement aux foyers à revenus modestes. Pourquoi favoriser ce mode de chauffage, quand on sait qu’il est celui qui émet le plus de CO2 ? Une mesure ciblée d’aide à la conversion de ce mode de chauffage polluant : telle aurait dû être la réponse du gouvernement », déplore Raphaël Claustre du CLER.

Finalement, « l’état ne pourra pas indéfiniment courir après le cours du baril, cette fuite en avant est irresponsable. Elle revient à refuser de faire les choix énergétiques qui s’imposent, les choix de société pour lesquels les Français sont quant à eux prêts », déclare Laetitia de Marez de Greenpeace. Gouverner c’est prévoir, dit l’adage. En l’occurrence c’est anticiper la hausse inéluctable du prix du baril, et surtout le resserrement de la contrainte carbone liée aux engagements du Protocole de Kyoto et au-delà, à la nécessité d’accélérer la baisse des émissions de gaz à effet de serre nationales. Pour cela, il faudra une rupture franche des tendances actuelles, beaucoup plus que du saupoudrage... »

Au-delà de ces mesures ponctuelles, rappelons que la stabilisation du climat impose de diviser par quatre ou cinq les émissions de CO2 des pays industrialisés, ce qui nécessite en particulier d’isoler systématiquement à un haut niveau l’ensemble des bâtiments existants et de réduire massivement les émissions des transports, en réduisant à la fois les déplacements, la part de la route et de l’avion et la consommation des véhicules.

Contact presse :
Olivier Louchard : Réseau Action Climat - 01.48.58.00.32 / 06.26.40.07.74
Laetitia de Marez : Greenpeace - 06.08.75.50.08
Raphaël Claustre : CLER - 01.55.86.80.06


Dépeche AFP

Gouvernement-Villepin-climat-énergie-environnement
Climat : "De Villepin souffle le chaud et le froid" (ONG)

PARIS, 2 sept 2005 (AFP) - Les écologistes ont accusé vendredi, dans un
communiqué, le premier ministre Dominique de Villepin d’avoir soufflé jeudi
"le chaud et le froid" sur les questions d’énergie et de lutte contre le
changement climatique.
"Les mesures annoncées à brûle-pourpoint se bornent à compenser la hausse
du prix du pétrole" sans chercher à permettre aux Français de modifier leurs
comportements pour combattre l’effet de serre, écrit le Réseau Action
Climat-France (RAC-F) au nom de ses 13 associations membres (Amis de la
terre, 4D, FNE, Greenpeace, LPO, WWF notamment).
L’instauration dès 2006 d’un "malus" à l’achat d’un véhicule neuf,
proportionnel aux rejets de CO2, "va dans le bon sens" même si un
rétablissement de la vignette annuelle en fonction de la pollution du
véhicule en gaz carbonique "aurait été beaucoup plus efficace", juge le RAC-F.
L’organisation dénonce "l’annonce d’un barème rehaussé de crédits
d’impôts pour les kilomètres effectués en voiture sur les trajets domicile-travail"
qui "rentre en complète contradiction avec la mesure précédente". Cette mesure,
estime-t-elle, "risque tout simplement de contrebalancer les volumes de CO2
évités grâce au malus de la carte grise".
Le RAC-F regrette également que la réduction de vitesse sur autoroute
"semble définitivement abandonnée".
Sur le chauffage, il relève aussi "les contradictions" de M. De Villepin.
D’un côté, le chef du gouvernement encourage, avec des crédits d’impôt
renforcés, les travaux d’isolation et les achats d’équipements utilisant les
énergies renouvelables comme le chauffe-eau solaire.
De l’autre, il fait un "cadeau empoisonné" aux ménages modestes avec un
chèque pour remplir la cuve de fioul, un mode de chauffage gros émetteur de
CO2 et appelé à devenir de plus ou plus coûteux.