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Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Certaines réponses politiques ou technologiques ne riment pas avec développement durable
Certaines réponses politiques ou technologiques ne riment pas avec développement durable
date 9 février 2011
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Changements climatiques : comprendre et réagir LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES IMPOSENT DES RÉPONSES RAPIDES, massives et concrètes pour réduire nos émissions de gaz à effet de serre (GES). Parmi les technologies proposées pour permettre d’atteindre cet objectif, certaines sont peu efficaces en termes de réduction des rejets de GES ou posent d’autres problèmes écologiques. Investir dans des programmes d’économies prouvées d’énergie (efficacité des appareils électroménagers, isolation des logements, limitation de l’étalement urbain, etc.) est plus rentable et plus sûr que de miser sur des technologies incertaines ou qui créent de nouveaux risques.


Nucléaire

Changements climatiques : comprendre et réagir LE NUCLÉAIRE, CONTRAIREMENT AU CHARBON OU AU GAZ, émet peu de GES lors du fonctionnement de la centrale, mais les émissions de la filière nucléaire ne sont pas négligeables. Par ailleurs, le parc nucléaire est structurellement très mal adapté à la satisfaction des pics de consommation électrique, au cours desquels une partie importante de l’électricité doit être produite par des centrales thermiques traditionnelles émettrices de GES. De plus, le nucléaire n’est pas en mesure de répondre au défi climatique car une grande majorité des émissions
mondiales de GES proviennent de secteurs que cette filière ne peut pas pourvoir (usage du pétrole dans les transports et l’industrie, agriculture, déforestation, etc.).
Enfin, l’uranium est une ressource limitée qui sera prochainement épuisée. Il faut, dès aujourd’hui, réduire significativement nos rejets de CO2 et quoi qu’il arrive, le nucléaire sera hors délai (la 4e génération et la fusion nucléaire, si elles sont un jour opérationnelles, le seront trop tard). Se posent aussi les problèmes des déchets radioactifs et des risques d’accident, comme l’a rappelé la catastrophe de Fukushima au Japon en mars 2011.
Ces caractéristiques non durables ainsi que son coût élevé expliquent qu’il est plus rationnel d’utiliser nos ressources financières limitées pour effectuer un véritable virage énergétique en investissant dans les économies d’énergie, l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables.


Agrocarburants

Changements climatiques : comprendre et réagir SANS UNE VÉRITABLE RÉDUCTION DE L’UTILISATION DES VÉHICULES ROUTIERS et de leur consommation de carburant, le recours aux agrocarburants de 1re génération (c’est-à-dire issus de matières premières agricoles utilisées aussi pour l’alimentation humaines et animale comme le colza, le blé, le maïs, etc.) n’aura qu’un rôle marginal dans la diminution des émissions de CO2 du secteur des transports. Les agrocarburants pourraient même contribuer à une augmentation importante des émissions de GES au niveau mondial s’ils entraînent de la déforestation (Indonésie, Malaisie, etc.) ou la mise en culture de prairies (Argentine, etc.) car cela entraine un déstockage massif de carbone contenu dans les sols. Par ailleurs, la production d’agrocarburants de 1re génération peut avoir des impacts négatifs sur l’environnement (sols, eau, biodiversité) comme toute monoculture intensive et jouer un rôle dans l’augmentation des prix mondiaux des produits alimentaires en amplifiant la demande en matières agricoles.
Les recherches en cours sur les agrocarburants de 2e et 3e générations ont pour objectif d’utiliser des matières premières (algues, ligno-cellulose, etc.) évitant la concurrence avec l’agriculture à vocation alimentaire et de développer des carburants à impact environnemental positif.


Captage et stockage du carbone

Changements climatiques : comprendre et réagir CETTE TECHNOLOGIE CONSISTE À CAPTER LE CO2 émis par les centrales thermiques ou certaines industries très émettrices (cimenteries, aciéries, verreries, etc.), à le transporter et à l’enfouir sous terre (dans les réservoirs de pétrole et de gaz épuisés, aquifères salins, etc.). Pour le GIEC, elle aurait un intérêt pour des pays comme la Chine ou l’Inde qui utilisent massivement les énergies fossiles.
Cependant, cette technologie n’a pas fait ses preuves de fiabilité à grande échelle. Au regard des risques qu’elle implique (notamment de relargage dans le temps du CO2 stocké), un régime strict d’encadrement et un système de responsabilité adéquat doivent être mis en place. Par ailleurs, le captage et le stockage du CO2 est encore très cher et si les gouvernements subventionnent son développement et sa mise en œuvre, ce sera au détriment de technologies sûres et plus économiques comme les énergies renouvelables et des mesures favorisant la sobriété et l’efficacité énergétiques.


Gaz et pétroles de schiste

Changements climatiques : comprendre et réagir LE GAZ ET LES PÉTROLES DE SCHISTES sont des hydrocarbures dits « non conventionnels ». La technique d’extraction de ces ressources – par fracturation hydraulique – est très brutale et énergivore. Elle utilise des millions de litres d’eau, des centaines de produits chimiques et a d’énormes impacts sur l’environnement avec, en premier lieu, un risque de contamination de l’eau courante par la pollution des nappes phréatiques.
D’autre part, une première évaluation de la filière d’extraction des gaz non conventionnels réalisée par une équipe scientifique de l’Université de Cornell aux États-Unis a mis en évidence que celle-ci pourrait être aussi néfaste pour le climat que l’extraction et la combustion du charbon. Enfin, le développement de ces hydrocarbures va à l’encontre de la politique de transition énergétique actuelle construite autour des trois piliers
négaWatt : sobriété, efficacité énergétique et énergies renouvelables.