logo
LES MEMBRES
greenpeace
wwf
lpo
oxfam} alofa tulavu
4d
gret
helio
hespul
cler
amis de la terre
agir pour l'environnement
fnaut
fub
solar generation
reseau sortir du nucleaire
cniid
wecf
associations locales

MAILING LISTE

La liste climat du RAC-F vous permet de recevoir et d’envoyer des informations sur les changements climatiques.
S'abonner Se désabonner
attention ça chauffe
can
illustration
Accueil > Changements climatiques > Comprendre et réagir > Impacts et conséquences > Canicules, inondations, et températures records
Canicules, inondations, et températures records
date 31 août 2010
texte+ texte- google twitter facebook

L’été 2010 a été marqué par des évènements météorologiques extrêmes d’une rare violence : canicule interminable en Russie, gigantesque mousson au Pakistan... Il est trop tôt pour attribuer avec certitude ces épisodes à un réchauffement global. En revanche, ces 7 premiers mois de l’année 2010 sont les plus chauds jamais enregistrés depuis le début des observations.

Aucun climatologue ne se risque à affirmer que ces phénomènes climatiques exceptionnels qui accablent la Russie, le Pakistan, la Chine, les Etats-Unis ou l’Europe de l’Est ces dernières semaines sont attribuables aux changements climatiques. On peut aisément comprendre leur prudence. Trop souvent on a demandé à la communauté scientifique de prendre position sur ces questions sensibles et d’attribuer oui ou non les violents soubresauts météorologiques à un dérèglement climatique. Trop souvent les négateurs des changements climatiques ont profité de l’occasion pour contre-attaquer dès les premières vagues de froid venues et pointer d’hypothétiques contradictions.

La prudence est de mise et c’est très bien ainsi. Urgence climatique ou pas, le temps de la pédagogie doit être respecté, sous peine de réduire tous les efforts à néant.
Mais les faits sont têtus : en Russie, nous n’avons jamais observé de températures aussi intenses. Le dernier record absolu des températures date d’août 1920 avec 36,8°C. En un mois, ce record a été battu 6 fois. De même, au Pakistan, les inondations n’ont jamais connu une telle ampleur géographique. Il s’agit bel et bien d’évènements exceptionnels. Pour autant, peut-on les mettre à l’actif du réchauffement global ?
Répondre à cette question est prématuré et risqué. Mais nous pouvons rappeler trois faits :

- La température moyenne mondiale du mois de juillet présente une anomalie de +0,55°C par rapport à la période 1951-1980, et contribue à hisser les sept premiers mois de l’année 2010 au premier rang des années les plus chaudes depuis 130 ans.

- L’augmentation des températures moyennes se traduit mécaniquement par une hausse des risques de vagues de chaleur (canicule, sècheresse) ainsi que par une augmentation de l’évaporation et de la quantité d’eau dans l’atmosphère. Un jour où l’autre, cette eau se condense et tombe... et le risque qu’elle tombe en trop grandes quantités sur une zone précise grandit.
- Ces catastrophes, qu’elles soient imputables ou non aux changements climatiques correspondent pleinement aux prévisions du GIEC. Dans son dernier rapport, le Groupement d’expert évalue comme « très probable » une augmentation significative du nombre et de la fréquence des vagues de chaleurs et des périodes de fortes précipitations au cours du XXIème siècle.

Face à ces signaux d’alerte de plus en plus pressants, la logique voudrait que la communauté internationale s’unisse pour contrer le processus de dérèglement climatique, et prenne des mesures radicales pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et contenir ainsi l’augmentation de la température au cours du XXIème siècle à 2°C.
Mais il n’en est rien. La Conférence de Copenhague, sur laquelle tant d’espoirs avaient été fondés, a laissé un paysage de désolation sur le chemin d’un accord international ambitieux. Les pays riches et les grands émergents, trop soucieux du jeu d’échecs économique et financier, continuent de faire preuve d’une irresponsabilité historique et tentent même d’enterrer le seul outil contraignant international sur le climat : le Protocole de Kyoto.
La première période d’engagement du protocole prendra fin en 2012. Loin d’être parfait, ce traité doit impérativement être prolongé, en y fixant des objectifs ambitieux selon les préconisations des experts du GIEC, et impliquant les Etats-Unis si possible.
La sauvegarde du Protocole de Kyoto sera un des enjeux majeurs de la conférence COP16 de Cancun en novembre prochain.