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Canal à grand gabarit Seine Nord Europe : la politique des transports est-elle cohérente ?
date 22 novembre 2005
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Communiqué de Presse de France Nature Environnement
mardi 22 novembre 2005

Canal à grand gabarit Seine Nord Europe : la politique des transports est-elle cohérente ?

Voies Navigables de France présentera le jeudi 24 novembre à Paris le projet de canal Seine Nord Europe. Cet ouvrage, d’une longueur de 106 km et d’un coût proche de 3 milliards d’euros constituera le maillon central de la liaison fluviale Seine Escaut et figure parmi les projets prioritaires européens de transport.

Ce canal à grand gabarit, d’une capacité de transports à terme de 32 millions de tonnes de marchandises par an, devrait permettre d’acheminer 12 à 13 millions de tonnes à l’échéance 2020. Le trafic serait alors de 80 à 100 convois par jour.

Selon les documents disponibles à ce jour, des études préliminaires ont déjà été réalisées concernant le tracé, l’alimentation en eau, l’impact sur les milieux naturels, l’intégration paysagère...
Sur l’aspect transport, outre sa vocation européenne, nous notons dans ce projet les avantages spécifiques du transport par la voie d’eau : réduction importante des gaz à effet de serre, réduction de la consommation énergétique et baisse des nuisances sonores. Les spécialistes estiment qu’un convoi fluvial (1 pousseur et 2 barges) transporte l’équivalent de 180 camions.

Parallèlement, divers projets routiers sont de nature à porter concurrence à ce projet fluvial. Ainsi, la liaison autoroutière Amiens - Lille - Belgique (A24) est retenue comme un projet prioritaire. Cette liaison détournera en particulier le trafic de la plate-forme multimodale de Dourges en cours de développement. Non seulement cet autoroute représente une concurrence pour le canal, mais le gouvernement étudie actuellement la possibilité de permettre la circulation des poids lourds avec un poids total en charge de 44 tonnes sur une grande partie du territoire, ce qui autorisera la circulation routière pour les containers maritimes, un des secteurs de pertinence du transport fluvial.

Sur le plan politique, la France ne prend aucune mesure permettant de favoriser un report modal : elle n’a pas l’intention de mettre en place une redevance poids lourds pour internaliser les coûts des transports et elle prend diverses mesures pour favoriser le développement du transport routier (fiscalité, investissements dans des infrastructures routières, assouplissement des règles sociales).

Nous n’avons pas encore connaissance d’une politique française des transports qui prend en compte un rééquilibrage durable entre les modes de transport, comme ceci est recommandé par le Livre Blanc de la Commission Européenne (Septembre 2001).

La création de ce canal à grand gabarit représentera sûrement un outil performant pour le transport fluvial plus respectueux de l’environnement que le transport routier, mais en l’absence d’une réelle politique cohérente des transports, qui intègre en particulier le rééquilibrage durable entre les modes de transport, la fédération France Nature Environnement s’interroge sur l’utilité d’un tel investissement.

Contact Presse
Michel Dubromel 06 82 52 11 81
Yann Barthélemy 06 07 69 27 10