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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > COP22 : À Marrakech, mais où étaient les États ?
COP22 : À Marrakech, mais où étaient les États ?
date 18 novembre 2016
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À la COP22, les États n’ont pas fait preuve du sursaut indispensable pour concrétiser les engagements de l’accord de Paris, notamment après l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche. Le défi central des financements climat et de la mise en œuvre d’actions rapides afin de réduire les émissions de gaz à effet de serre reste largement sans réponse. En France, un décalage persiste entre les engagements internationaux, d’une part, et les outils et moyens dont nous disposons sur le plan national pour la transition énergétique, d’autre part.

"Sans sursaut de la part des gouvernements pour passer des paroles aux actes, nous nous dirigeons toujours vers un réchauffement planétaire supérieur à 3°C d’ici à la fin de ce siècle. La plupart des pays développés sont arrivés à Marrakech sans annonces concrètes ni financements pour aider les populations les plus pauvres à s’adapter aux effets des changements climatiques et à accéder aux énergies renouvelables. Pour l’instant, les gouvernements s’appuient sur des dynamiques souvent entamées par les entreprises, les villes et territoires, les associations. Mais seuls les États peuvent fixer le cadre réglementaire qui permettra de réaliser plus rapidement la transition vers une énergie 100% renouvelable et respecter les objectifs décidés à la COP21, dont celui de respecter les droits humains."
Lucile Dufour, Responsable des politiques internationales au Réseau Action Climat.


"La 22e Conférence internationale sur le climat (COP22) aurait dû être celle de l’action et de la mise en œuvre concrète de l’Accord de Paris. Au lieu de cela, les ministres et les négociateurs des pays développés sont venus les mains vides. Ils se sont entêtés à faire la sourde oreille à la question du déficit de financement de l’adaptation et ont préféré fermer les yeux sur l’incapacité de l’Accord à protéger véritablement les personnes les plus touchées par le changement climatique."
Armelle Le Comte, Chargée de plaidoyer Climat et énergie à Oxfam France.


"Les pays en développement, sont en train de prendre les devants de l’action climatique. 48 pays pauvres ont adopté l’objectif commun de s’approvisionner à 100 % à partir d’énergies renouvelables d’ici à 2050. En France, la loi de transition énergétique est encore loin de remplir cet objectif ; les énergies renouvelables peinent à dépasser 15 % de l’énergie que nous consommons. Nous appelons l’Europe à prendre acte des nouvelles dynamiques mondiales et à retrouver une place centrale dans la lutte contre les changements climatiques. Cela doit commencer par le rejet du CETA, l’accord de commerce UE-Canada, par le parlement européen et par un paquet énergie-climat de l’UE pour 2030 à la hauteur des enjeux."
Célia Gautier, Responsable des politiques européennes au Réseau Action Climat.