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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > COP18 - Le Qatar peut-il racheter le climat ?
COP18 - Le Qatar peut-il racheter le climat ?
date 22 novembre 2012
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Alors qu’il défraie la chronique en France, le Qatar accueille dès lundi la 18ème conférence de l’ONU sur les changements climatiques. Au terme d’une année particulièrement agitée pour le climat, la COP18 ne doit pas être un sommet pour rien. Ankylosées par l’inertie des pays les plus émetteurs, les discussions internationales ont besoin d’un coup d’éclat. Et le Qatar a prouvé qu’il savait créer l’évènement.

Communiqué du Réseau Action Climat - France
Montreuil, le 22 novembre 2012


Les changements climatiques n’épargnent plus les pays industrialisés

Sécheresse sévère aux Etats-Unis et en Russie, super ouragan Sandy… Le climat a adressé cette année plusieurs signaux d’avertissement aux pays réfractaires à un accord mondial : le changement climatique est en cours, il est concret et touchera toutes les populations et toutes les économies.
Cette réalité est rappelée régulièrement par les rapports officiels qui s’accumulent sur les tables des gouvernements. Le dernier en date, celui de la Banque mondiale [1], projette un réchauffement de 4°C d’ici 2060, bien au-delà de la limite de 2°C sur laquelle s’étaient engagés les Etats. « En suivant la tendance d’émissions actuelles, nous nous plaçons sur une trajectoire de réchauffement de plus de 6°C, dépassant le pire scénario du GIEC [2] » rappelle Marc Mossalgue, chargé de l’information au Réseau Action Climat.

Protocole de Kyoto cherche prolongation ! Et ambition !

C’est au 31 décembre 2012 que prendra fin la première période du protocole de Kyoto, entrée en vigueur en 2008. Depuis plusieurs années, sa suite est un sujet brûlant dans les négociations internationales. « Désormais dos au mur, les pays doivent rapidement confirmer la prolongation du protocole de Kyoto, et en profiter pour renforcer la portée de cet accord qui servira de round de préparation en vue de l’accord mondial qui devrait être adopté en 2015 » souligne Célia Gautier, chargée des politiques européennes au Réseau Action Climat.
« Il est hors de question d’attendre les bras croisés un accord adopté en 2015 et appliqué à partir de 2020. Nous ne voulons pas d’un « Copenhague bis ». Dès la conférence de Doha, les gouvernements de la planète doivent accroître leur niveau d’action et d’ambition avant 2020 et établir une feuille de route claire, avec des échéances chaque année, en vue d’un texte ambitieux « prêt à signer » en 2015. »

Pour quelques (cent) milliards de plus…

L’engagement pris à Copenhague de mobiliser 30 milliards de dollars entre 2010 et 2012 arrive à son terme. Pour l’instant, c’est silence radio sur la suite des financements Climat entre 2013 et 2020.
Pour après 2020, l’objectif fixé de 100 milliards par an est une promesse bien floue puisque l’Aide publique au développement ne cesse de baisser chaque année et que ces financements climat ne sont que de l’APD ré-étiquetée.

Sans engagements financiers renouvelés, prévisibles, publics, additionnels et concrets dès 2013, quel intérêt auraient les pays en développement à de signer un accord mondial en 2015 qui ne répondrait pas à leurs besoins urgents d’adaptation ? « A Doha, nous attendons que les pays développés redoublent leurs efforts financiers, dont 10 à 15 milliards devront être dédiés au Fonds Vert entre 2013 et 2015 pour lancer ses activités. Il est temps pour l’UE de mobiliser de nouvelles recettes publiques par exemple, en affectant au climat une partie des recettes de la future taxe européenne sur les transactions financières » précise Alix Mazounie, chargée des politiques internationales au Réseau Action Climat.


Contacts Presse (présents à Doha) :

- Alix Mazounie : Politiques internationales – RAC-F - 06 83 21 36 04 - alix@rac-f.org
- Célia Gautier : Politiques européennes – RAC-F - 06 72 34 00 27 - celia@rac-f.org
- Marc Mossalgue : Information / communication - RAC-F - 06 74 83 24 92 - marc@rac-f.org

date Notes

[2Scénario A1F1 : Réchauffement entre +2,4°C et 6,4°C. Le plus polluant, il décrit un monde à croissance très rapide qui recourt fortement aux énergies fossiles (charbon, gaz, pétrole).