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Accueil > Secteurs d’activités > Agriculture > Alimentation et émissions de gaz à effet de serre > CO2 : l’Ademe au secours des transports de marchandises
CO2 : l’Ademe au secours des transports de marchandises
date 8 décembre 2006
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CO2 : l’Ademe au secours des transports de marchandises

Lors d’une conférence de presse, l’Ademe a fait le bilan des travaux en cours pour réduire la facture énergétique et les émissions de CO2 des transports de marchandises. Des travaux qui doivent permettre à ce secteur de préparer la mise en place d’un dispositif équivalent au plan national d’allocation de quotas (Pnaq).

Le 2 février, une journée d’études organisée par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) avait déjà mis en avant les alternatives au tout gasoil pour les poids lourds : gaz naturel, électricité, biocarburants, hybrides, etc. Cette fois-ci, l’agence a voulu aller plus loin en dressant un bilan de l’ensemble du secteur des transports de marchandises (fluvial, ferroviaire, combiné...) et en montrant que la logistique a une importance non négligeable pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre du secteur. D’abord, son poids : si les chiffres 2005 semblent montrer un tassement de la demande de transports (1), l’Ademe insiste sur le fait qu’entre 1990 et 2000, le transport national de marchandises en France a augmenté de 30%, avec une hausse de près de 70% pour le trafic de transit. Et le transport d’une manière générale est le premier contributeur en émissions nationales de gaz à effet de serre, principalement à cause de l’apport du transport routier qui assure 80% des échanges de marchandises régionaux et longue distance.

Les transports fluvial et ferroviaire n’offrent pas les mêmes avantages que la route (souplesse, fiabilité), même si le premier croît déjà, et que le second pourrait être redynamisé par l’arrivée de concurrents à la SNCF. Autre solution : miser sur la technique pour diminuer les émissions de gaz à effet de serre du transport routier. Là encore, aucune solution miracle n’a été trouvée. L’utilisation du diester est possible, mais le biocarburant ne pourra pas répondre à la même demande que le gasoil.

Dernière issue : l’organisation des transports. Selon l’Ademe, travailler sur la logistique permet de diminuer les émissions de CO2, en « despécialisant » les usines. Le cas de la fabrication d’un yaourt aux pruneaux (2), qui passe par 7 usines en France situées entre le Val d’Oise et la Haute-Garonne, a montré qu’une déspécialisation partielle et économiquement viable permettrait de diminuer les émissions de CO2 de 12%. Une autre étude sur l’approvisionnement des ménages montre que, pour 200 ménages, l’achat dans un hypermarché de périphérie de 30 kilogrammes (kg) de courses correspond à un rejet de 940 kg de CO2 (), contre 68 kg pour la livraison à domicile, et 12,7 kg dans le cas des supermarchés de proximité. Car les camions qui livrent les supermarchés émettent, comparativement, moins de CO2 que les véhicules individuels.

Toutes ces études menées dans le cadre du Programme national de recherche et d’innovation dans les transports terrestres (Predit), les acteurs du transport vont devoir les étudier. Si ce n’est par conscience professionnelle, ce sera pour des questions de coût. Déjà, le prix du gasoil ne cesse d’augmenter. Et d’ici 2012, période de l’après-Kyoto, il est probable que les transports de marchandises seront inclus dans un système de quotas d’émissions de CO2.

Notes :

(1) Le ministère chargé de l’équipement a publié les chiffres sur le site : http://www.statistiques.equipement....

(2) Projet Predit Cristal cas Yoplait