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C’est la faute du méthane
date 19 juillet 2010
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Réponse : Bien que le méthane soit un gaz beaucoup plus puissant que le CO2 (par molécule) il y a au moins 200 fois plus de CO2 que de méthane dans l’atmosphère. Ainsi, la concentration de CO2 est de 390 ppm (parties par million) alors que celle du méthane est de 1,75 ppm.

L’argument des sceptiques...

Un rapport des Nations Unies a identifié la croissance rapide de l’élevage mondial comme étant la plus grande menace pour le climat, les forêts et la nature. Le bétail est responsable de 18% des émissions de gaz à effet de serre qui provoquent le réchauffement climatique, soit plus que les voitures, les avions et tous moyens de transport confondus. Le pétrole consommé pour fabriquer les engrais, pour produire et transporter la viande - et pour entretenir les pâturages - représente 9% de toutes les émissions de CO2, le gaz à effet de serre le plus répandu. De plus, les flatulences et le fumier des animaux dégagent plus d’un tiers d’un autre gaz, le méthane, qui réchauffe la planète 20 fois plus vite que le CO2. (Source : EPW)

Ce que dit la science...

Bien que le méthane soit un gaz beaucoup plus puissant que le CO2 (par molécule) il y a au moins 200 fois plus de CO2 que de méthane dans l’atmosphère. Ainsi, la concentration de CO2 est de 390 ppm (parties par million) alors que celle du méthane est de 1,75 ppm. Les activités humaines ont conduit a doubler la concentration de méthane dans l’atmosphère, alors que celle du CO2 a augmenté d’environ un tiers. Même si l’accroissement du méthane dans l’atmosphère a contribué à augmenter l’effet de serre, cette augmentation est plus faible que celle due au CO2. C’est ce que montrent clairement les calculs, qui sont eux mêmes basés sur les mesures de l’absorption du rayonnement par les différents gaz.

Cependant, il ne faut pas négliger les effets du méthane.
Ce dernier a en effet un pouvoir de réchauffement (PRG) très élevé (21 fois plus réchauffant que le CO2 sur 100 ans selon le GIEC) et a la spécificité de concentrer son action dans les premières années après son émission.
Ainsi sur un siècle, le PRG du méthane est de 21, mais sur 20 ans, le PRG du méthane est trois fois plus important et s’élève à 72 ! En d’autres termes, même si une quantité de méthane ne réchauffera le climat que 21 fois plus que la même quantité de CO2 en moyenne au bout d’un siècle, ses effets sont beaucoup plus concentrés sur les premières années.
Plus précisément, le GIEC estime la période pendant laquelle un rejet de méthane impacte significativement le climat à 12 ans.

La bonne nouvelle est que depuis le début des années 90, l’augmentation des concentrations de méthane dans l’atmosphère s’est fortement ralentie. Après être restées stables pendant une dizaine d’années, les concentrations sont reparties à la hausse en 2008 (Dlugokencky 2003). Les causes des variations interannuelles de la concentration en méthane restent mal comprises.