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C’est la faute des rayons cosmiques
date 17 mai 2010
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Des rayons cosmiques pourraient-ils être à l’origine du réchauffement terrestre ?

L’erreur des sceptiques...

“En 1996 nous avons découvert une influence surprenante du Soleil - son impact sur la couverture de nuages de la Terre.. Des particules accélérées et de haute énergie provenant de l’explosion d’étoiles, les rayons cosmiques, aident à former les nuages. En régulant la couverture nuageuse terrestre, le Soleil peut faire varier la température vers le haut ou vers le bas. Sachant que le magnétisme du Soleil a doublé en intensité au cours du 20ème siècle, ce mécanisme naturel pourrait être responsable d’une large partie du réchauffement climatique observé”. (Henrik Svensmark)

Ce que dit la science...

Alors que le lien entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse demeure incertain, on est , par contre, certains qu’il n’y a eu aucune corrélation entre les rayons cosmiques et les températures globales au cours des 30 dernières années de réchauffement climatique.

Les rayons cosmiques jouent peut-être un rôle dans la formation des nuages. Si c’est le cas, une augmentation des rayons cosmiques mènerait à une couche de nuage plus épaisse, provoquant un refroidissement de la Terre. Afin de calculer le poids maximum que pourrait avoir les rayons cosmiques dans le réchauffement récent, les températures globales furent comparées aux niveaux de radiations cosmiques mesurées par des moniteurs de neutrons a la surface de la Terre. Bien qu’il y ait eu une corrélation significative entre les radiations cosmiques et la température jusqu’en 1970, la corrélation se brise brusquement après 1970. L’analyse conclue que « entre 1970 et 1985 le flux de rayons cosmiques, bien qu’agissant de la même manière que la température, varie faiblement par rapport a cette dernière et ne peut pas être la cause de son augmentation. Ainsi, les variations du flux de rayons cosmiques ne peuvent pas être responsable de plus de 15% de l’augmentation de la température. » (Krivova, 2003).

Figure 1 : Rayonnement cosmique reconstituée (ligne rigide avant 1952) et rayonnement cosmique observée directement (ligne rigide après 1952) comparée a la température globale (ligne pointillée). Toutes les courbes ont été lissées par une moyenne glissante sur 11 ans. (Krivova 2003)

Similairement, une comparaison de mesures des neutrons et des isotopes Béryllium 10 et Carbone 14 avec les températures globales a montré que les rayons cosmiques « ont été dans la direction opposée a celle requise pour expliquer la croissance observée des températures globales moyennes. » (Lockwood 2007). Quelque soit la manière dont les rayons cosmiques contribuent a la formation des nuages, l’évolution des rayons cosmiques est opposée a celle requise pour causer un réchauffement.


Différenciation dans la corrélation entre les nuages bas et les rayons cosmiques


Il existe d’autres problèmes concernant le lien de causalité entre les rayons cosmiques et la formation de nuages. Une des preuves clés de Svensmark dans sa théorie sur les rayons cosmiques est la forte corrélation entre les nuages bas et les rayons cosmiques. Cependant, la corrélation ne marche plus après 1991 (Laut 2003) : à cette date, les variations de la couverture nuageuse se mettent à présenter un temps de retard de l’ordre de 6 mois par aux rayons cosmiques, alors que la formation de nuages doit avoir lieu en quelques jours (Yu 2000). La corrélation s’efface complètement en 1994.

Figure 2 : La couverture nuageuse basse (ligne bleue) face à l’intensité des rayons cosmiques (ligne rouge) (Laut 2003).

Svensmark expliqua le délai de 6 mois comme une incertitude des données (Svensmark 2003). Il soutient également que la fin de la corrélation après 1994 est due à la dérive de la calibration à long terme des satellites de ISCCP. (Marsh & Svensmark 2001). ISCCP rejette ces arguments.

Critique par Sloan et Wolfendale

Une autre analyse étudie le lien entre les rayons cosmiques et la couverture nuageuse et trouve plusieurs incohérences. Puisque lle rayonnement cosmique montre plus de variation dans les hautes latitudes, on s’attendrait à des changements plus importants dans la couverture nuageuse des régions polaires. Ceci n’est pas observé. D’autre part, en examinant l’accident nucléaire de Tchernobyl, on s’attendrait à ce que l’ionisation provenant de la radioactivité produise un accroissement de la couverture nuageuse. Aucun accroissement n’a pu être confirmé après l’accident.(Sloan 2007).

Même si ces difficultés peuvent être résolues et même si le lien de causalité entre les rayons cosmiques et la formation des nuages est prouvée, cela impliquerait que les rayons cosmiques auraient imposé un refroidissement du climat au cours des dernières décennies.