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C’est la faute des aérosols
date 17 mai 2010
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La faute aux aérosols

L’erreur des sceptiques...

Is a Thinning Haze Unveiling the Real Global Warming ? (Kerr 2007) souligne que la couche de brume qui reflète la lumière du soleil et qui refroidit une bonne partie de la planète s’est amincie depuis la dernière décennie environ. Si il est réel, cet amincissement ne permettrait pas d’expliquer un siècle entier de réchauffement climatique. Mais cela peut expliquer l’importance inattendue du réchauffement climatique de ces dernières années, l’accélération de la fonte des glaciers et une bonne partie de l’augmentation du niveau des mers.

Ce que dit la science...

La tendance à l’assombrissement planétaire (global dimming) s’est renversée en 1990, c’est-à-dire 15 ans après que la tendance au réchauffement climatique ait commencé au milieu des années 1970. On parle, en effet, maintenant d’éclaircissement global (global brightening) Mais les dates ne correspondent pas puisque l’éclaircissement suit de 15 ans le réchauffement. Ainsi cela ne saurait expliquer ce qui a démarré la tendance du réchauffement global.

Les aérosols ont pour effet de refroidir le climat de la planète. Lorsque les aérosols diminuent, la conséquence en est une absence de refroidissement, et non un réchauffement. Il ne s’agit pas d’une question de sémantique : il suffit de retirer les aérosols de l’équation et en l’absence d’autres forçages, les températures globales resteraient stables.

Quel est alors le facteur déclenchant du réchauffement ? Les variations solaires, ont, par le passé, toujours constitué les causes principales des changements climatiques. Une comparaison entre l’activité solaire et la température sur les dernières 1150 années témoigne d’une forte corrélation entre activité solaire et températures. Cependant, la corrélation s’arrête en 1980 lorsque les températures ont commencé à augmenter alors que les niveaux solaires sont restés stables.

Le rayonnement cosmique est également suspecté de provoquer des changements climatiques dans la mesure où il est sensé augmenter la couverture nuageuse (donc refroidir la planète). Cependant, il n’a pas été observé de corrélation entre la température et le flux de rayons cosmiques depuis 1970. En fait, tous les suspects habituels des changements climatiques naturels à savoir l’activité volcanique, l’oscillation orbitale, les variations solaires brillent par leur absence durant les 30 dernières années de réchauffement global sur le long terme.

Le seul forçage qui cause les changements climatiques et qui se corrèle aux hausses de températures actuelles est le CO² atmosphérique. Il a augmenté de 100 parties par million durant les 120 dernières années : ce genre de modification se produisait jusqu’à présent sur 5000 à 20 000 ans. Alors que le CO² a augmenté pendant le 20ème siècle, le seul mystère réside dans la question du refroidissement des températures globales entre 1950 et 1980. J’ai même lu un article en 1980 où le chercheur posait la question de : « pourquoi n’y a-t-il pas de réchauffement avec tout ce CO² dans les airs ? »

La réponse est maintenant claire grâce aux dernières études sur les aérosols et l’assombrissement global. Les aérosols atmosphériques ont provoqué un assombrissement global (moins de rayonnement solaire atteignant la terre) de 1950 à 1985. Vers le milieu des années 80, la tendance s’est inversée et les niveaux de rayonnement solaire à la surface de la planète ont commencé à augmenter. De 1950 au milieu des années 80, l’effet refroidissant des aérosols masquait l’effet réchauffant du CO². Lorsque le refroidissement dû aux aérosols s’est arrêté ou a diminué, la tendance au réchauffement est restée seule et les températures ont augmenté fortement. Notez que de toute manière, il ne faut surtout pas penser que le réchauffement se traduira par une augmentation régulière de la température, cela est impossible à cause des oscillations internes du système climatique et à cause des forçages naturels comme les volcans ou les cycles solaires. Ce à quoi il faut s’attendre, c’est donc à une montée irrégulière des températures avec de périodes de réchauffement rapide et des périodes plus calmes de relative stabilité, voire même peut être de faible refroidissement , exactement comme lorsque gravit un col en montagne : il y a alors de fortes grimpées et des replats.