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Bon anniversaire Kyoto !
date 15 février 2006
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Bon anniversaire Kyoto !
Communiqué de Presse Greenpeace France Paris
15 février 2006
http://www.greenpeace.org/france/ne...

Demain, nous célèbrerons à travers le monde le premier anniversaire de l’ entrée en vigueur du Protocole de Kyoto qui représente un pas décisif dans la lutte de la communauté internationale contre le réchauffement climatique. Dans le même temps, Greenpeace rappelle que les rapports scientifiques alarmants se succèdent indiquant l’extrême urgence de mettre en place des politiques et mesures drastiques pour lutter contre les changements climatiques et éviter leurs pires impacts.

161 états dont 33 des 37 pays industrialisés (à l’exception notable des Etats-Unis et de l’Australie) et les grands pays émergents comme l’Inde, la Chine ou le Brésil ont, pour l’heure, ratifié (1) cet accord international visant prioritairement à réduire les émissions de gaz à effet de serre des pays développés de 5,2% d’ici à 2012, par rapport à leurs niveaux de 1990. « Il est fondamental que les pays industrialisés respectent les engagements pris en 1997 à la signature du Protocole de Kyoto, rappelle Laetitia De
Marez, chargée de campagne climat pour Greenpeace. Ce dernier entérine en
effet, les principes de responsabilité historique des états développés et de responsabilité commune mais différenciée. En d’autres termes, les pays industrialisés ont le devoir moral et, depuis un an, l’obligation légale de mener la lutte mondiale contre le réchauffement climatique en réduisant en premier leurs émissions polluantes. »

Beaucoup de pays industrialisés sont bien en peine de respecter leurs objectifs, pourtant encore modestes de réduction ou de limitation de leurs émissions. Ainsi, en 2004, l’Union Européenne des 15 affichait une réduction de -1,6% par rapport à 1990, quant son objectif est de -8% d’ici à 2010 (date à laquelle des « progrès démontrables » sont exigés). La France atteint -0,8% en 2004 (contre -1,9% en 2003) pour un objectif de stabilisation (ou 0%) en 2010, par rapport à 1990. Il est clair que sans mesures additionnelles efficaces, la tendance à la forte hausse des émissions dans les secteurs transports et résidentiel/tertiaire pourrait empêcher notre pays de respecter ses engagements au titre du Protocole de Kyoto et rendre inatteignable sont objectif de -75% d’ici 2050 inscrit dans la dernière Loi d’Orientation énergétique et le Plan Climat 2004.

Au vu des récents rapports scientifiques, éviter les pires impacts du réchauffement climatique impose de limiter la hausse globale de la température en deçà de 2°C par rapport aux niveaux pré-industriels. Les exigences de réductions d’émissions se porteraient alors bien au-delà de celles du Protocole de Kyoto : -75 à 80% pour les pays industrialisés et -50% pour l’ensemble des états d’ici 2050.

« Le Protocole de Kyoto est certes imparfait et insuffisant mais il demeure l’instrument unique et incontournable de la lutte globale contre les bouleversements climatiques. Sa première période d’engagement (2008- 2012) n ’est qu’un premier pas en appelant d’autres. La science du climat s’affermit chaque jour et doit être le socle de la discussion internationale sur l’ avenir du Protocole de Kyoto. » explique Laetitia De Marez « Le nouveau cycle de négociation initié par la Conférence des Nations Unies de Montréal en décembre 2005 nous donne l’opportunité de durcir les engagements des pays développés et de commencer à associer les pays en développement et les grands pays émergents pour la deuxième période d’engagement de Kyoto (2013-2017). »

Greenpeace a en effet salué les résultats encourageants de la Conférence des Nations Unies (COP/MOP) de Montréal en décembre dernier qui d’une part lance le processus ad hoc devant aboutir au plus vite à la définition des nouveaux objectifs chiffrés de réduction d’émission des pays industrialisés sous l’ égide de Kyoto et, d’autre part initie un dialogue multilatéral sur la coopération à long terme entre les états parties à la Convention Cadre des Nations Unies (CCNUCC), soit 189 pays sur 193, dont les Etats-Unis).

Alors que ce nouveau cycle de négociation international s’amorce, Greenpeace tient à encourager, mais aussi mettre en garde les états membres de l’Union Européenne et la France contre toute forme d’attentisme. Greenpeace est en effet convaincue que l’adoption par l’Union Européenne des 2°C comme objectif de sa politique climatique commune lors Sommet européen du printemps 2005 ainsi que la définition d’objectifs chiffrés en décembre 2004 et mars 2005 à l’issue des Conseils Environnement, sont des étapes essentielles dans la sécurisation des avancées internationales. Néanmoins, l’Union Européenne doit encore faire ses preuves et démontrer qu’ elle prend au sérieux ses engagements :
- en adoptant des politiques et mesures plus ambitieuses en faveur des énergies renouvelables et de l’efficacité énergétique.
- en renforçant l’efficacité environnementale de son marché du CO2 par le rejet des Plans Nationaux d’Allocation des Quotas laxistes
- et enfin en se positionnant encore davantage comme leader de la négociation multilatérale vers des accords de Kyoto 2 dés 2008, sans attendre les Etats-Unis.

(1) Liste complète sur le site des Nations-Unies : http://unfccc.int/files/essential_b...
kpstats.pdf

Contacts :
Laetitia De Marez, chargée de campagne Climat Greenpeace France : 06 08 75 50 08 Elodie Louchez, chargée de communication Greenpeace France : 06 88 88 18 27

Greenpeace France
22, rue des Rasselins - 75020 Paris
Tel. 01 44 64 02 02 ; Fax : 01 44 64 02 00
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