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Accueil > Politiques et mesures > Politiques françaises > Suivi du Grenelle de l’environnement > Bilan du Grenelle : un avis du CESE sans perspective ambitieuse sur climat-énergie
Bilan du Grenelle : un avis du CESE sans perspective ambitieuse sur climat-énergie
date 15 février 2012
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Très attendu, l’avis du CESE sur le bilan du Grenelle Environnement est au final très décevant. Si au détour d’un paragraphe, il est rappelé à forte raison que la loi Grenelle 1 stipule que « la lutte contre le changement climatique est placée au premier rang des priorités », il ne ressort au final pas grand chose sur le sujet.

Communiqué du Réseau Action Climat - France



Montreuil, le 15 février 2012 - Très attendu, l’avis du CESE sur le bilan du Grenelle Environnement est au final très décevant. Si au détour d’un paragraphe, il est rappelé à forte raison que la loi Grenelle 1 stipule que « la lutte contre le changement climatique est placée au premier rang des priorités », il ne ressort au final pas grand chose sur le sujet.

Premier constat : le caractère globalement élogieux du Grenelle apparaît disproportionné par rapport aux critiques. En effet Olivier Louchard, représentant du RAC-F au CESE, constate que « le texte reste très discret sur les importants reculs observés depuis 2007, le manque de volontarisme politique du gouvernement et du Parlement, le manque de moyens déployés ou encore le lobbying des grands groupes de pression (industrie, agriculture,…) ». Pourtant essentielles à formuler, ces lacunes auraient dû figurer en bonne place dans le texte afin d’envisager les moyens de s’en préserver à l’avenir.

5 ans après, les mesures dites de rupture sont toujours absentes....

La mise en perspective du Grenelle quant à elle, rédigée sous forme de préconisations, manque singulièrement de portée et d’audace. « Des propositions importantes ont pourtant été portées par le RAC comme l’obligation de rénovation des bâtiments à un seuil de performance énergétique ambitieux, lever les freins à l’essor des énergies renouvelables, rééquilibrer la recherche et développement en faveur des ENR par rapport au nucléaire, renforcer le conseil énergie de proximité, réduire les émissions de GES du secteur agricole, supprimer les niches fiscales favorables aux énergies fossiles ou encore adopter le principe d’une contribution climat énergie. Mais aucune de ces mesures n’a été retenue. » souligne Olivier Louchard.

A l’occasion du vote de cet avis, le RAC souhaite rappeler avec force que les vraies mesures de rupture n’ont pas été mises en place durant le quinquennat Grenelle et cela malgré les beaux discours. Au regard de l’urgence climatique, l’heure n’est plus à la politique des petits pas. Tergiverser ou attendre aujourd’hui, c’est reculer. Le RAC espère par conséquent que le prochain gouvernement saura prendre les bonnes décisions et renvoie à ce sujet vers sa récente publication : « 7 mesures clés pour engager la France dans la transition énergétique » (www.rac-f.org).

Contacts :


- Olivier Louchard : Représentant du Réseau Action Climat France au CESE : 06 26 40 07 74 / 01 48 58 83 92