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Après une semaine de négociations, quoi de neuf à Lima ?
date 6 décembre 2014
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Bilan de la première semaine de négociations internationales sur le climat

Même depuis le Pérou, l’actualité ne cesse de nous rappeler l’urgence climatique. Ainsi, selon l’Organisation Météorologique mondiale, 2014 va devenir l’année la plus chaude depuis le début des relevés de températures, et ce à cause des activités humaines. Dans le même temps, un typhon extrêmement violent s’apprête à frapper les philippines, une nouvelle fois., un an après le typhon Haiyan…

Pour autant, les négociations ont pris plusieurs jours à commencer. Les pays se cachent derrière leurs postures et leurs impostures (c’est à dire leurs intérêts nationaux) et nous perdons actuellement temps précieux.

Dans les discussions pour parvenir à un accord pour Paris Climat 2015, les positions sont polarisées et les lignes rouges de chaque pays sont incompatibles entre elles. Nous attendons donc un coup d’accélérateur dans les négociations la semaine prochaine.

Qui accélère ? Qui ralenti ?

Cette négociation doit aussi proposer une vision de long terme qui tourne le dos au problème (les énergies fossiles) et dit oui aux énergies renouvelables. Mais à Lima, les pays tournent autour du pot et peinent à s’engager :
Nous avons quand même eu une bonne nouvelle de l’Allemagne de réduire ses émissions de 40% au lieu de 30% d’ici 2020 et donc de fermer des centrales à charbon. Mais par ailleurs, le Japon compte rouvrir ses centrales à charbon et les subventions aux énergies fossiles du G20 représentent encore 88 milliards de dollars par an. Nous sommes donc encore dans un jeu à somme inégale et plein de contradictions.



Comment répondre à l’urgence ?

En ce qui concerne les décisions à prendre très vite (avant 2020), la décision traîne en longueur. Or on ne peut pas se permettre d’attendre si on veut stabiliser le réchauffement sous 2°C. Une décision doit sortir de Lima : il faut fermer les micros des grands discours et appuyer sur le bouton de l’action, notamment par des investissements massifs dans les énergies renouvelables. Sans cette action accélérée, on menace la signature de l’accord à Paris. Pire, il faudra renégocier les termes de cet accord qui ne sera plus adapté dans un monde à 4°C.

Qui va financer ?

Tant l’accord après 2020 que les actions avant 2020 exigent une base financière solide qui manque toujours à l’appel. Le Fonds Vert était un signal important mais insuffisant pour rassurer les Etats pour les 5 prochaines années. D’ici la conférence de Paris fin 2015, nous devons savoir combien des 100 milliards de dollars qui ont été promis sont publics et quand ils seront mis sur la table, et combien de financements publics seront engagés après 2020.
Les pays développés continuent de faire la sourde oreille mais cette posture n’est pas tenable et nocive pour le processus, pour les populations qui subissent des sécheresses et des typhons, et pour respecter l’objectif de 2°C.


Le premier jour de la conférence, la société civile a jeûné (comme tous les premiers lundis du mois) pour demander des engagements climatiques des gouvernements