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"Après-Kyoto" : la Chine pose ses conditions
date 14 décembre 2004
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"Après-Kyoto" : la Chine pose ses conditions

La Chine est prête à contribuer à la lutte internationale contre le
changement climatique mais refuse des engagements trop contraignants
qui
freineraient son développement, a indiqué lundi le chef de la
délégation
chinoise à la conférence de Buenos Aires sur le changement climatique.

"Nous sommes un pays en développement, il n’est pas encore question
pour
nous de prendre des engagements de réduction" de nos émissions de gaz
à
effet de serre, déclare M. Gao Feng dans une interview à l’AFP.

"Il n’est pas question que nous réduisions notre demande d’énergie qui
va
continuer de croître durant les 30 à 50 prochaines années", dit-il.

Les émissions de CO2, le principal gaz à effet de serre, étant surtout
liées
à l’usage des énergies, il n’y aurait "rien d’étonnant" à ce que la
Chine
devienne "dans 20-30 ans" le premier émetteur planétaire de gaz à
effet de
la planète, relève M. Gao.

La Chine est déjà aujourd’hui le deuxième émetteur mondial derrière les
Etats-Unis mais ses rejets par habitant sont huit fois moins élevés,
rappelle-t-il.

Elle est ouverte à la négociation d’un nouveau traité international
destiné
à prendre à partir de 2013 le relais du protocole de Kyoto. Ce nouvel
accord devra être "très flexible", martèle-t-il, à la fois pour ne pas
entraver le développement du Sud et pour permettre le retour des
Etats-Unis,
qui ont rejeté Kyoto.

"Nous le jugerons à l’aune des obligations qu’il nous imposera et de
son
architecture globale", indique-t-il. "L’attitude des Etats-Unis sera
un
facteur de décision important" pour la Chine mais il est impossible de
dire
a priori si une nouvelle défection américaine conduirait Pékin à ne pas
ratifier le nouveau traité, précise-t-il.

Kyoto impose aux pays industriels à l’horizon 2012 des réductions de
six gaz
à effet de serre, notamment le CO2 (gaz carbonique), dont les rejets
par
les usines et les voitures réchauffent l’atmosphère.

Les pays en développement, y compris les pays émergents comme la Chine,
l’Inde, le Brésil qui l’ont ratifié, ont essentiellement des
obligations
d’inventaire.

La conférence de Buenos-Aires, qui s’est ouverte le 6 décembre, traite
officiellement du suivi de la Convention climat, le premier accord de
l’ONU
sur l’effet de serre, et de la mise en place du protocole de Kyoto,
qui a
durci la Convention et va entrer en vigueur en février.

Mais c’est un sujet absent de l’ordre du jour, les suites à donner à
l’accord de Kyoto au vu de l’accélération du changement climatique,
qui va
mobiliser les quelque 90 ministres de l’Environnement de la planète
attendus pour les trois derniers jours (15-17 décembre).

Les Européens veulent un Kyoto-bis qui renforce, après 2012, les
engagements
de réduction des pays industriels et associe pour la première fois,
sous
une forme moins contraignante, quelques pays émergents.

Pour la délégation américaine, Kyoto et Kyoto-bis sont des chiffons
rouges.
Le G-77 (pays en développement) est profondément divisé sur le sujet.
La Chine pour sa part, a précisé M. Gao, ne ratifiera un accord
post-2012 qu’à quatre conditions.
En premier lieu "il devra respecter (les principes de) la Convention",
selon
lesquels les pays industriels doivent faire l’essentiel de l’effort et
aider financièrement et techniquement les pays du Sud à remplir leurs
obligations. Il devra promouvoir "le développement durable",
c’est-à-dire ne
pas entraver la croissance économique et le développement. Il devra
multiplier les modalités de mise en œuvre (bottom-up approach). Enfin
il devra encourager "les (nouvelles) technologies".