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Appel pour un fonds climat équitable lors de la COP-16
date 2 décembre 2010
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Les organisations de la société civile appellent à la création d’un fonds climat équitable lors de la COP-16 qui répondra aux besoins et intérêts des communautés les plus vulnérables à travers le monde et protégera leurs droits.

En parallèle à des réductions rapides et ambitieuses de leurs émissions, les pays développés doivent également respecter leurs engagements financiers au titre de la CNUCC et du Plan d’action de Bali. L’établissement d’un fonds climat équitable lors de la COP-16 est essentiel pour permettre une utilisation efficace des financements publics de long terme, nouveaux et additionnels, en provenance des pays développés.


Le changement climatique affecte d’ores et déjà les moyens de subsistance des communautés les plus démunies. Les plus pauvres sont victimes d’une double injustice : Ils sont les premiers touchés par une crise dont ils ne sont pas responsables, et les financements qui devraient les aider ne leur sont pas attribués en priorité. La plupart des financements climat ont jusqu’ici été destinés à un petit nombre de pays en développement, privilégiant l’atténuation au dépens de l’adaptation, avec peu de participation des communautés affectées, notamment des femmes.


Il est urgent d’établir un nouveau fonds climat équitable pour soutenir les pays en développement à améliorer leur résilience face aux impacts du changement climatique, protéger leurs forets et adopter des stratégies développement sobres en carbone. Seuls des financements publics, et non les marchés du carbone, peuvent réellement répondre à ces besoins. Pour être véritablement équitable et efficace, le nouveau fonds doit marquer une rupture par rapport aux pratiques actuelles sur les financements climat. Il doit :

- Etre légitime et efficace.

. Etre placé sous l’autorité de la Conférence des Parties de la CNUCC avec mandat de se concentrer sur le changement climatique, et être Independent d’autres institutions comme la Banque Mondiale.

. Assurer une représentation équitable des pays en développement dans ses organes de gouvernance, sur le modèle du Fonds pour l’adaptation.

. Assurer que les questions de parité et d’équilibre multiculturel sont considérées dans la composition des organes de gouvernance du fonds

. Assurer que les organisations de la société civile et les représentants des communautés affectées aient une présence forte

· Être mis en place au plus tard lors de la COP-17, à travers un processus sous l’égide de la CNUCC, en impliquant des individus ayant des expertises diverses, et en garantissant un rôle important à la société civile


- Centraliser l’accès aux financements climat

. Garantir que la majorité des financements publics internationaux soit gérés par ce fonds

. Etablir des fenêtres thématiques pour l’adaptation et l’atténuation qui gèrent directement les financements alloués.


- Rééquilibrer les financements vers l’adaptation

. Pré-allouer 50% des financements vers les activités d’adaptation

- Améliorer l’accès pour les pays en développement et les communautés vulnérables.

. Permettre un accès direct aux ressources, en sus d’un accès à travers des entités de mise en œuvre internationales, selon les choix du pays récipiendaire.

. Assurer que les communautés vulnérables, et notamment les femmes et les communautés indigènes, participent aux processus nationaux d’allocation des financements et de suivi des activités.



L’établissement d’un fonds climat équitable est plus que nécessaire et il ne doit pas être pris en otage par d’autres sujets en discussion. Les parties ont l’opportunité à Cancun de changer le cours de l’histoire des financements climat et mettant les plus pauvres au centre de l’équation. Elles ne peuvent se permettre de laisser passer cette chance.