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Accueil > Presse > Derniers Communiqués > Airbus : ombre chinoise
Airbus : ombre chinoise
date 13 mai 2013
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A l’heure où les scientifiques annoncent que les concentrations de CO2 dans l’atmosphère vont dépasser le seuil fatidique de 400 parties par million (ppm), Reuters publie un courrier adressé par le PDG d’Airbus au gouvernement chinois, qui confirme les manipulations souterraines du géant européen de l’aéronautique en opposition à une directive européenne sur la taxation CO2 du secteur. Réactions des ONG françaises.


Les négociations à la méthode Airbus

L’augmentation constante du trafic aérien mondial constitue une menace pour la lutte contre le changement climatique. La régulation internationale des émissions de gaz à effet de serre (GES) de l’aviation, moyen de transport très polluant, demeure au point mort. Les négociations au sein de l’OACI [1] patinent. Face à cette inertie, l’Union européenne a adopté en 2008 une directive [2] obligeant les compagnies aériennes opérant sur son territoire à payer pour leurs émissions de CO2. Entrée en vigueur en 2012, cette directive s’est heurtée à une forte opposition de la part de l’industrie aéronautique et de certains pays tiers.

Les ONG françaises s’indignent de ce double jeu d’Airbus qui, tout en déclarant sa volonté de contribuer à la limitation des émissions de CO2 du secteur aérien, s’allie à la Chine pour faire suspendre l’application d’une directive européenne, adoptée démocratiquement. « Par ses manipulations souterraines, Airbus a donné à la Chine un droit de veto sur notre politique européenne en matière de climat et d’énergie », s’offense Célia GAUTIER, chargée de mission au Réseau Action Climat France. A l’heure où les impacts néfastes du dérèglement climatique sont de plus en plus évidents, nous sommes profondément choqués par cette intervention totalement contraire à l’intérêt général.

La transition énergétique : une opportunité !

Le secteur aérien est capable de s’améliorer, comme tous les autres secteurs des transports. « Il n’est pas concevable qu’il continue d’échapper à toute régulation, alors que d’autres secteurs remplissent leur part de l’effort de lutte contre le changement climatique. Ces combats d’arrière-garde sont menés au mépris des citoyens et sans aucune vision d’avenir », explique Michel Dubromel, responsable Transports et Mobilités Durables de FNE.

Au lieu de chercher à prolonger un modèle du passé, Airbus et les autres industriels européens peuvent et doivent saisir dès maintenant les opportunités offertes par la transition vers un modèle de développement plus soutenable et plus sobre en énergie. En contribuant à cette transition, les industriels compétents prépareront les filières et les emplois de demain. Le comportement d’Airbus est d’autant plus incompréhensible que l’entreprise peut tirer un avantage compétitif d’une plus forte contrainte en matière d’émissions de CO2 : ses avions font partie des plus performants.

Bruno Genty, président de FNE, conclut : « Nous attendons d’un industriel responsable d’autres comportements que ces manœuvres souterraines d’un autre temps et nous attendons des responsables politiques européens qu’ils maintiennent fermement le cap vers une réduction des Gaz à Effets de Serre. »

Le courrier publié par Reuters : http://www.reuters.com/article/2013...

date Notes

[1Organisation de l’Aviation Civile Internationale

[2Directive 2008/101/CE intégrant les activité aériennes dans le système européen d’échange des quotas d’émission de CO2