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Affrontement euro-américain sur l’avenir des négociations climatiques
date 14 décembre 2004
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Affrontement euro-américain sur l’avenir des négociations climatiques

Union européenne et Américains continuaient mardi de s’affronter sur l’avenir des négociations climatiques à l’expiration du protocole de Kyoto en 2012, à la veille du volet ministériel de la conférence de Buenos Aires.

Les Européens jugent indispensable d’impliquer les Etats-Unis et les grands pays émergents comme la Chine et l’Inde dans un nouvel accord sur la réduction des gaz à effet de serre qui prendrait le relais en 2013 du protocole de Kyoto.

Les Etats-Unis, qui ont refusé de ratifier Kyoto, ne veulent pas entendre parler de nouvelles négociations.

Les pays émergents redoutent de s’impliquer dans l’action internationale contre les émissions réchauffant l’atmosphère, qui risque, selon eux, de freiner leur décollage.

Ce débat devrait dominer l’ordre du jour des quelque 90 ministres de l’Environnement de la planète, attendus pour les trois derniers jours de la conférence de l’ONU (15-17 décembre).

Après une inauguration par le président argentin Nestor Kirchner, l’ordre du jour du "volet de haut niveau" prévoit quatre tables rondes publiques.

C’est de loin la première, consacrée mercredi après-midi à l’avenir des négociations climatiques, qui focalisera l’intérêt. La discussion, ouverte à tous les ministres, sera introduite par les représentants des différents camps en présence.

Chine et Inde défendront la position des pays émergents. Kiribati représentera les petites îles menacées d’être englouties par le réchauffement planétaire. Japon et Union européenne devraient souligner la nécessité d’une action internationale renforcée après 2012.

La Russie et les Etats-Unis conclueront les présentations initiales. La première a ratifié Kyoto en novembre, ouvrant la voie à l’entrée en vigueur de l’accord. Les seconds jugent "prématurée" toute discussion internationale de l’après-2012. Ils souhaitent poursuivre leur "propre voie" pour combattre la hausse du thermomètre, misant sur les nouvelles technologies pour régler le problème.

En attendant les ministres, leurs représentants, qui siègent depuis le 6 décembre, se battaient sur l’opportunité de discuter de l’"après-2012" dès le printemps prochain.

L’enjeu immédiat était l’organisation de réunions internationales informelles au printemps et à l’automne prochains, avant l’ouverture en novembre 2005 des négociations officielles prévues par le protocole de Kyoto en vue de nouveaux engagements de réduction de gaz à effet de serre.

Les Européens veulent impliquer les Etats-Unis, qui seront simples observateurs aux négociations officielles, et désamorcer l’hostilité des grands pays du Sud aux engagements de maîtrise des gaz à effet de serre.

Les Etats-Unis ont exclu, dans un document circulant depuis lundi, de participer à toute réunion qui parlerait de l’avenir. Ils se sont dits ouverts à une seule discussion informelle en mai 2005 pour un "échange de vues" sur les politiques nationales actuelles de lutte contre l’effet de serre.

Le G-77 (pays en développement) a exclu de son côté que ces réunions informelles discutent de "nouveaux engagements" pour les pays du Sud.

Devant la presse mardi après-midi, le négociateur européen, Yvo de Boer (Pays-Bas), a reconnu l’existence de "divergences", se disant "optimiste" sur un compromis final. "Une vaste majorité de pays, a-t-il relevé, sont favorables" à des réunions informelles "axées sur l’avenir".

Le protocole de Kyoto impose des quotas de réduction de six gaz à effet de serre dont le CO2 (gaz carbonique) aux pays industriels pour 2012. Les pays émergents, comme tous les pays en développement, n’ont sous Kyoto que des obligations d’inventaire.