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4e rapport du GIEC (2007)
date 25 août 2008
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2007 : 4e rapport du GIEC

Télécharger le rapport de synthèse en français, Contribution du Groupe de travail I, II, III au quatrième Rapport d’évaluation du GIEC :


Télécharger les résumés à l’intention des décideurs des contributions des Groupes de travail I, II et III (cliquez sur les images ci-dessous) :



Consulter le détail des contributions :
Groupe I

Groupe II

Groupe III


Groupe I : groupe d’évaluation des aspects scientifiques du système climatique et de l’évolution du climat


Ce groupe I du GIEC a délivré les conclusions de la 10e réunion de travail qui s’est déroulée à Paris, du 29 janvier au 2 février 2007.
Les experts du GIEC confirment ce qui n’étaient encore que des suppositions étayées par des modèles climatiques encore imprécis (fiables à 55 %) en 2001 : l’homme est responsable du changement climatique à la surface de la Terre. Les données communiquées par le GIEC sont disponibles dans leur intégralité sur le site Internet du Groupe I du GIEC : http://ipcc-wg1.ucar.edu

Télécharger le Rapport du Groupe I en français

- Principales nouveautés du 4e rapport :

Les conclusions scientifiques sont sans appel : “le réchauffement du système climatique est sans équivoque” et le GIEC qualifie de “très probable” (+90% de chance, alors qu’on était à 66% de chance en 2001) le rôle des activités humaines dans l’augmentation des températures moyennes depuis le milieu du XXe siècle.
Le réchauffement des 100 dernières années est passé de 0,6°C (2001) à 0,74°C dans le nouveau rapport. Le GIEC observe également une accélération de certains phénomènes comme la progression des concentrations de gaz à effet de serre de +2,2 ppm/an entre 2000 et 2005 contre +0,35 ppm/an entre 1850 et 2000, les records de chaleur (11 des 12 dernières années comptent parmi les plus chaudes depuis 1850) ou encore l’élévation du niveau des mers.

Même si le rapport du GIEC est le résultat d’un consensus scientifique prudent, les prévisions pour 2100 ne sont guère rassurantes : selon les scénarios, la température moyenne à la surface du globe devrait s’élever entre 1,1 et 6,4°C, avec une meilleure estimation de réchauffement comprise entre 1,8°C et 4°C. Les précipitations augmenteraient dans les hautes latitudes et baisseraient dans les zones subtropicales. Les canicules et vagues de chaleur continueront à être plus fréquentes avec des
sécheresses plus longues et plus intenses en zones tropicales et subtropicales. Les cyclones tropicaux seront quant à eux plus intenses mais pas forcément plus nombreux. Enfin, le rapport prévoit une élévation du niveau des océans comprise entre 0,18 et 0,59 mètres.



Groupe II : groupe d’évaluation de la sensibilité, de la capacité d’adaptation et de la vulnérabilité des systèmes naturels et humains au changement climatique

Ce groupe II du GIEC a délivré les conclusions de la 10e réunion de travail qui s’est déroulée à Bruxelles, du 2 au 6 avril 2007.
Le rapport du Groupe II est disponible dans son intégralité sur le site Internet du Groupe II du GIEC : http://www.ipcc-wg2.org

Télécharger le Rapport du Groupe II en français

- Principales nouveautés du 4e rapport :

La 2e partie du 4e rapport du GIEC, qui fait suite à celle de Paris, se concentre sur les impacts liés aux changements climatiques. Ainsi, le 6 avril à Bruxelles, les chercheurs ont tiré la sonnette d’alarme quant à l’évolution du climat planétaire mais ont aussi dénoncé la tournure politique qu’a pris la discussion.

La 2e partie de ce 4e rapport confirme à nouveau la nécessité d’une action urgente pour limiter les effets du réchauffement climatique. Certaines régions seront plus touchées comme l’Arctique, l’Afrique subsaharienne, les petites îles et les grands deltas asiatiques. Cette version 2007 offre beaucoup de plus de détails que les précédents rapports notamment sur la fonte des glaciers, la montée des eaux, et les conséquences pour l’agriculture. Il souligne également que les pays pauvres seront les plus touchés.

Ainsi, selon les experts, d’ici 2080, 3,2 milliards d’humains pourraient être sévèrement touchés par des pénuries d’eau. Cela aura un impact sur l’agriculture et la sécurité alimentaire sera sérieusement compromise, avec 80 à 200 millions de personnes supplémentaires confrontées à la famine d’ici 2080. Les récoltes pourraient diminuer dans certains pays africains de 50% en 2020 et même de 90% en 2100. Or, l’agriculture représente jusqu’à 70% du produit intérieur brut pour certaines nations, sans compter les revenus d’appoint pour de nombreuses familles.
Les "populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique, ont souligné les experts lors de la conférence de presse vendredi.

L’Arctique est également menacé ce qui provoquerait une augmentation du niveau des mers. Les risques d’inondations menaceraient près de 7 millions de personnes sur les côtes où la pression démographique s’accentue, et dans les grands deltas d’Afrique de l’Ouest, d’Asie ou du Mississipi.

Le rapport prévoit aussi une extinction massive d’espèces liée au bouleversement des cycles naturels (Saisons, températures, microclimat), où 20 à 30% des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d’extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C par rapport à 1990.

Bien que le travail scientifique du GIEC soit reconnu au niveau international, certains pays, comme la Chine, l’Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont tout de même trouvé à redire quant à la pertinence certains paragraphes du "résumé pour les décideurs". Cette contestation aurait provoqué la colère d’un groupe de scientifiques qui aurait remis une lettre de protestation à la présidente du groupe de travail, l’américaine Sharon Hays.
La Chine a ainsi contesté la base scientifique d’un paragraphe soulignant "le risque très élevé (...) que de nombreux systèmes naturels soient affectés par les changements climatiques". Les Etats-Unis ont demandé et obtenu l’élimination d’un paragraphe indiquant que l’Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-éconmique et culturel", selon un observateur des négociations.

Au final, Yvo de Boer, secrétaire exécutif de la Convention cadre des Nations Unies sur le changement climatique, a souligné que l’on pouvait « craindre le déclenchement de conflits autour des ressources en eau, la propagation de certaines maladies et des déplacements massifs de population si aucune mesure d’adaptation adéquate n’est adoptée et intégrée dans un plan de développement à long terme ».



Groupe III : mesures d’atténuation


Ce groupe III du GIEC a délivré les conclusions de la 10e réunion de travail qui s’est déroulée à Bankok, du 30 avril au 4 mai 2007.
Le rapport du Groupe III est disponible dans son intégralité sur le site Internet du Groupe III du GIEC : http://www.ipcc-wg3.org

Télécharger le Rapport du Groupe III en français

Les émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) doivent atteindre d’ici 2015 un "pic" et décroître par la suite si on veut contenir la hausse de la température moyenne entre + 2°C et + 2,4°C, selon le meilleur scénario présenté par les délégués du GIEC qui se sont réunis du 30 avril au 4 mai à Bangkok.

"Plus on voudra atteindre un niveau de stabilisation bas, plus vite ce pic devra être atteint et le déclin des émissions s’amorcer", a précisé le Giec dans son "résumé à l’intention des décideurs" politiques publié le 4 mai.

Pour stabiliser cette pollution à des niveaux situés entre 445 et 490 parties par millions (ppm) de CO2 et autres GES et contenir ainsi la hausse moyenne de la température entre + 2°C et + 2,4°C par rapport à la période pré-industrielle, il faudrait que ces émissions atteignent un pic d’ici 2015 et redescendent ensuite à 50% des niveaux actuels (379 ppm) d’ici 2050, selon ce document.

Selon un précédent rapport du GIEC publié en février à Paris, la hausse des températures pourrait atteindre jusqu’à + 6,4°C d’ici 2100, dans le pire des cas, par rapport à la période 1980-1999.

Dans une conférence de presse vendredi, les responsables du GIEC n’ont pas caché leur inquiétude. "Si nous continuons à faire ce que nous faisons maintenant, nous aurons de sérieux problèmes", a averti Ogunlade Davidson, vice-président du groupe de travail qui a achevé ses travaux à Bangkok.

Source : Le Monde - 04.05.07