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190 pays réunis à Bali pour lancer l’après-Kyoto
date 3 décembre 2007
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190 pays réunis à Bali pour lancer l’après-Kyoto

BALI, Indonésie (Reuters) - Les représentants de quelque 190 pays seretrouvent à Bali pour lancer deux ans de négociations destinées entre autres à rallier la Chine et les Etats-Unis à la lutte contre le réchauffement climatique.

Après un an d’intenses échanges sur la question du climat, environ 10.000 délégués sont réunis à Bali du 3 au 14 décembre pour tenter de lancer le débat sur une "feuille de route" qui doit conduire à un large accord climatique d’ici fin 2009 pour réduire les émissions de gaz à effet de serre.

"Ne faites pas cuire la planète", pouvait-on lire sur la banderole installée par Greenpeace à l’extérieur du bâtiment où se tient la conférence organisée sous l’égide de l’Onu. Un militant déguisé en ours polaire a pris la pose à côté d’un thermomètre géant dans une chaleur suffocante.

La mission des participants est de trouver la formule magique qui permettra de rallier tout le monde, des plus gros émetteurs de gaz à effet de serre comme la Chine ou les Etats-Unis aux pays les plus vulnérables comme les îles des Tropiques ou les Etats d’Afrique sub-saharienne.

"La première chose que devraient faire les pays riches serait de balayer devant leur porte et de commencer à réduire leurs émissions", a déclaré à Reuters, à Bruxelles, Rajendra Pachauri, le président du Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC), lauréat du Prix Nobel de la paix 2007 avec l’ancien vice-président américain Al Gore.

Le problème c’est qu’aucun des pays représentés à Bali ne souhaite que son économie pâtisse des efforts importants à mener pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Pourtant, les scientifiques répètent que le temps presse.

"Nous voyons déjà de nombreuses conséquences du réchauffement climatique", a déclaré Yvo de Boer, secrétaire de l’Onu en charge des questions climatiques, énumérant la fonte des glaciers, les sécheresses et l’élévation du niveau de la mer. "Nous avons emprunté un chemin très dangereux", a-t-il ajouté lors d’une conférence de presse.

La conférence de Bali a pour objectif d’actualiser ou de remplacer le protocole de Kyoto, qui contraint 36 pays industrialisés à réduire leurs émissions d’ici 2012. Les Etats-Unis ainsi que plusieurs pays en voie de développement ne l’ont pas ratifié.

OBJECTIF : UN ACCORD AVANT FIN 2009

De Boer a souligné que le nouvel accord devra être conclu avant la fin de l’année 2009 pour éviter qu’il y ait un blanc à la fin de la première phase du protocole de Kyoto, en 2012. Plusieurs années seront en effet nécessaires pour obtenir la ratification du document final.

"C’est ici et maintenant. L’Indonésie souffre déjà des conséquences du réchauffement climatique", a déclaré Fitrian Ardiansyah, de l’organisation WWF.

L’Union européenne, qui a pris l’engagement de réduire de 20% ses émissions de gaz à effet de serre par rapport à leur niveau de 1990 d’ici 2020, a fait valoir que l’ensemble des pays devaient songer à prendre des engagements ambitieux à Bali.

"Nous avons besoin de vraies négociations à Bali", a déclaré Arthur Runge-Metzger, qui conduit la délégation de l’UE.

Les partisans de Kyoto sont arrivés à la réunion renforcés par la promesse du nouveau Premier ministre australien, le travailliste Kevin Rudd, de faire entrer son pays dans le protocole.

La ratification de cet accord par l’Australie ferait des Etats-Unis le dernier grand pays industrialisé à ne pas en faire partie et donc à ne pas être contraint de réduire ses émissions de gaz à effet de serre.

Estimant injuste le fait que Kyoto n’impose pas de limitation des émissions aux grandes économies en développement, l’administration américaine a jusqu’ici préféré favoriser les investissements dans des technologies moins polluantes telles que l’hydrogène ou le charbon "propre".

Faisant volte-face en juin, le président américain George Bush a reconnu la nécessité de "réductions substantielles" dans les émissions de gaz et celle d’obtenir un accord avant la fin de 2009.

Il reste désormais à convaincre les pays en développement, au premier rang desquels figurent la Chine et l’Inde, de soutenir un accord destiné à combattre un phénomène dont ils sont pour l’instant beaucoup moins responsables que les pays industrialisés.

Les pays émergents craignent notamment que la lutte contre le réchauffement ne nuise à leurs efforts pour s’extraire de la pauvreté.

La Chine et les Etats-Unis ont toutefois promis de faire preuve d’ouverture et de flexibilité à Bali.

Par David Fogarty
Le Monde
03 décembre 2007